mar 032008
 

La fin de l'éternité
Isaac Asimov
1955

C’est toujours un plaisir de tenir un roman d’Isaac Asimov entre ses mains, surtout quand on ne le connaît pas encore.
« La fin de l’éternité est un bon livre », m’a-t-on dit. Bien évidemment, puisque c’est du Asimov ! Oui, mais… Est-il vraiment si bon que ça ? C’est au bout d »une centaine de pages que je commençais à me poser la question… Le scénario était jusque là plus que classique, et même s’il reste dans l’esprit de l’auteur du cycle de Fondation, on s’ennuie !

Un jeune homme, Andrew Harlan, travaille dans l’Éternité, vaste organisation secrète (plus dans ses desseins que dans son existence) située hors du temps dont le but est d’améliorer l’humanité en effectuant des changements dans son histoire ; par exemple en mettant du sucre dans le réservoir d’un type, on le mettra en retard à une conférence où il n’aura pas le temps de présenter ses travaux qui auraient permis à un chercheur d’inventer une nouvelle arme terrible. Bref, on joue ici sur l’effet papillon et le rôle du héros est de trouver quels changements, les plus inoffensifs possibles, peuvent modifier le cours de l’histoire selon le souhait de la tête pensante de l’Éternité, composée d’un groupe de vieillards mystérieux.

Certes le sujet peut être intéressant, mais au bout de cent pages, on se lasse de cette routine. Fort heureusement, un événement en apparence encore plus classique vient troubler cette routine. Harlan, droit tel un Christian Bale dans Equilibrium, va tomber amoureux d’une jeune et belle demoiselle.
Séparé d »elle par un de ces effets papillons qui la fera purement et simplement disparaître de la réalité, Harlan fera tout ce qui est en son pouvoir pour retrouver sa bien aimée Noÿs et apprendra alors l »incroyable vérité que détient l’Éternité…

À noter cependant que l’édition Folio SF que j’ai lue recèle quelques fautes d’orthographe et / ou de frappe assez désagréables.

Verdict :

fév 202008
 

La nuit des temps
René Barjavel
1968

La nuit des temps… J’avais beaucoup entendu parler de ce livre comme étant un bon roman de science-fiction, ce que je refusais de croire, car ni la couverture ni le nom de l’auteur (de la SF française ?!) ne laissait supposer qu’il eut pu s’agir effectivement d’un roman de science-fiction (et d’un bon, qui plus est).

Et pourtant, le synopsis est aussi court que prometteur : une équipe de scientifiques découvre, au pôle sud, une salle souterraine contenant un couple d’humains conservés dans le froid, le visage couvert d’un casque d’or. Ils seraient âgés de 900 000 ans !
Qui sont ces êtres ? D’où venaient-ils ? Quel niveau de technologie possédaient-ils pour pouvoir conserver des corps de cette façon ? C’est pour répondre à ces questions que la communauté internationale décide de tenter la décongélation du couple et de le ramener ainsi à la vie.

L’auteur nous conte alors à travers son énigmatique héroïne les us puis la chute d’un peuple disparu. L’univers dans lequel on plonge est à la fois poétique, utopique et finalement effrayant.

Verdict :