J̇ulien Leρɑɡe

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Anon
Andrew Niccol
2018

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AnonAndrew Niccol est le genre de réalisateur capable du meilleur (Bienvenue à Gattaca, Lord of war) comme du pire (Les âmes vagabondes), et son problème, à l’instar de M. Night Shyamalan, c’est que ses bons films sont plutôt au début de sa carrière tandis que les mauvais sont plutôt récents. De fait, quand le réalisateur néo-zélandais, comme son homologue américain, sortait un film il y a dix ans, c’était une excellente nouvelle, alors qu’aujourd’hui, c’est plutôt un sentiment de curiosité, voire de méfiance, qui envahit le spectateur. Ici, le fait que le film soit une production Netflix et que les rôles principaux soient tenus par Clive Owen et Amanda Seyfried n’incite guère à l’optimisme.

Pour en venir au film lui-même, celui-ci nous embarque dans un futur relativement proche dans lequel toute la population (ou au moins toute la population américaine) dispose vraisemblablement d’un implant qui joue avec la réalité augmentée, envahissant le champ de vision de chacun d’une multitude d’informations et de publicités. Par ailleurs, cet implant enregistre en permanence tout ce que voit son possesseur ; le tout étant bien évidemment accessible à la police. Dans ce monde sorti tout droit d’un épisode de Black mirror, Clive Owen, inspecteur, se retrouve confronté à un hackeur tueur en série qui s’efface de la mémoire de ses victimes.
Parviendra-t-il à l’arrêter ?

Au final, que donne ce film ? Eh bien pas grand-chose. Si le scénario est intéressant et pas trop mal ficelé, les acteurs sont à la rue (comme prévu) et les effets spéciaux sont plutôt moches ; ou du moins, pas en cohérence avec cet univers. De fait, il est assez difficile de s’immerger dans ce monde, et il est de même assez difficile d’éprouver quelque empathie que ce soit envers ces personnages froids.

Globalement, on assiste donc à un film intéressant, mais loin d’être marquant.

Note : 6 / 10

Vu le 15 décembre 2018




       


Julien Lepage
2018