J̇ulien Leρɑɡe

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Harry Potter à l’école des sorciers
Chris Columbus
2001

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Harry Potter à l’école des sorciersDix ans après ce premier film sort enfin le dernier volet des aventures du magicien britannique. Dix ans, et huit films. La performance est remarquable et même unique à cette échelle ; d’autant plus remarquable d’ailleurs que tout au long de la saga, le même trio de jeunes acteurs conservent leurs rôles respectifs !
Ce qui est encore plus remarquable, c’est que j’avais réussi à échapper au supplice de visionner ces choses jusqu’à présent tout comme je m’étais épargné la lecture des quatre mille pages écrites avec seulement vingt-cinq mots de vocabulaire de la saga (quoique les premiers chapitres du premier tome m’avaient en leur temps causé une grave détérioration de la rétine ainsi que du lobe frontal).
Cependant, consentant à un effort quasi-surhumain, je décidai de me forcer à regarder – à l’occasion de la sortie très prochaine du dernier (enfin) film – l’intégralité de l’octologie.
Contre toute attente, c’est par le premier film que je commençai mon périple philosophique. Philosophique, d’ailleurs, est un très bon lien vers le sujet du film qui est la pierre philosophale, comme le titre l’indique. Non ? Ah non ! Effectivement, le titre français est une fois de plus atrocement traduit (Harry Potter and the philosopher’s stone).
L’histoire, les malheureux la connaissent : Harry Potter (Henry Potier en français, pour bien comprendre la grandeur du truc), un jeune garçon ordinaire élevé par un oncle et une tante un tantinet tyranniques, apprend un beau jour qu’il est sorcier (pas magicien, ni mage… sorcier) et qu’il doit (pas le choix !) aller étudier la magie dans une école.
Vu sous un autre angle : un jour, un grand barbu un peu crade vient trouver un jeune garçon et lui annonce qu’il a des choses à lui apprendre, mais qu’il va falloir pour ça le suivre dans sa maison.
Ni une ni deux, Harry accepte !
S’en suit alors des péripéties palpitantes où l’on se demande avec fébrilité si les gentils vont gagner. Surtout avec Chris Columbus aux commandes, bien connu pour être un maître du suspens ! Qui n’a pas cru jusqu’au dernier moment que Kévin allait se faire tuer par l’homme à la pelle dans Maman, j’ai raté l’avion ? Qui n’a pas prié pour que Gizmo ne se fasse pas charcuter par le méchant à la mèche blanche ?
Bref, le réalisateur nous offre là un film au suspens fort, au jeu d’acteurs impeccable, au scénario irréprochable, aux personnages travaillés et originaux, aux effets-spéciaux à couper le souffle (à ce propos, la partie de quidditch est bluffante de réalisme pour peu qu’on la compare à Mothra contre Godzilla).
En clair, Chris Columbus, pas franchement aidé par le scénario, réalise là un de ses plus mauvais films qui ravira probablement les plus petits…

Note : 3 / 10

Vu le 13 juin 2011




       


Julien Lepage
2018