J̇ulien Leρɑɡe

Retour   Retour


OSS 117 : Le Caire, nid d’espions
Michel Hazanavicius
2006

Précédent
Suivant
OSS 117 : Le Caire, nid d’espionsOSS 117, c’est le 007 à la française ! Mais au lieu de porter le tonitruant nom de James Bond, notre espion à nous se nomme en toute sobriété Hubert Bonisseur de La Bath… Le nom lui-même suffirait à faire rire, mais les aventures d’OSS 117 n’étaient à la base pas du tout humoristiques ! Ce personnage de roman d’espionnage, créé par  Jean Bruce en 1949 a inspiré à son auteur une centaine d’ouvrages, et une autre centaine à sa femme, Josette Bruce. De plus, Le Caire, nid d’espions est loin d’être la première adaptation cinématographique du héros, puisqu’il a déjà été l’objet d’une dizaine de films dans les années 60. Michel Piccoli lui-même a endossé le costume du personnage !
Cette fois, avec Michel Hazanavicius, le réalisateur de La classe américaine, aux commandes, et Jean Dujardin dans le premier rôle, on se doute bien que le ton ne sera pas celui de l’insipide Quantum of Solace ! Effectivement, le réalisateur a pris le pari de faire d’OSS 117 une parodie de James Bond… et effectivement, tout au long du film, les références à la saga américaine font légion ! Je laisserai aux fans du genre le soin de les repérer… je n’en suis pas !
Bref, dans ce film, Jean Dujardin interprète le français caricatural de 1955. Beauf, dragueur, frimeur, chauvin et patriote au point de toujours avoir sur lui une photo du président de l’époque, René Coty. Et finalement, c’est autour de lui que se déroule le film. Certes, il y a une enquête, en toile de fond, mais ce n’est là que prétexte à nous montrer De la Bath. L’opus se déroulant au Caire, c’est l’occasion pour le dialoguiste Jean-François Halin (également dialoguiste des Guignols), de nous montrer la méconnaissance d’OSS 117 de la religion musulmane, et par là même, de nous faire rire ! Forcément gaffeur, Hubert frappe sans scrupule un Muezzin sous prétexte qu’il fait trop de bruit à une heure indécente et critique ouvertement, et sans ménagement aucun, la religion de sa partenaire pour cette mission : Bérénice Bejo (une argentine dans le rôle d’un égyptienne, pourquoi pas).
Bref, OSS 117 est une parodie légère à l’humour décalé (on est très loin d’Austin Powers, autre parodie de film d’espionnage). À voir, donc. Peut-être pas « à voir et à revoir », mais à voir !

Note : 7 / 10

Vu le 19 mars 2009




       


Julien Lepage
2018