J̇ulien Leρɑɡe

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Summer wars
Mamoru Hosoda
2009

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Summer warsAprès des débuts classiques de réalisateur d’OAV (Digimon puis One piece), Mamoru Hosoda s’était lancé dans l’œuvre originale avec un premier film assez prometteur : La traversée du temps. À travers Summer wars, l’animateur va tenter d’affirmer son style.
Depuis peu, le mot d’ordre est à la dématérialisation et à la centralisation de l’information, comme nous le prouve Apple et son microcosme (iPhone / iPad et iCloud) d’un côté et Google (GMail, Documents, Chrome, Chrome OS, etc.) de l’autre.
Dans cette réalité parallèle, le monde entier est relié par grand réseau social nommé OZ où chacun est représenté par un avatar évoluant dans un monde à la Second life ou Habbo. Hélas, un virus se répand et commence à avoir des répercutions graves sur le monde réel comme des conduites d’eau qui explosent, des GPS perturbés, etc. Bref, Stuxnet avant l’heure !
Ailleurs, au Japon, Kenji, un lycéen féru d’informatique, est invité pour passer quelques jours à la campagne chez une amie quand il reçoit un étrange SMS : il s’agit d’une énigme mathématique qu’il résout avec plaisir, lui qui est arrivé deuxième à un concours national. Mais un drame survient : il semblerait que sa réponse ait permit à un hacker de cracker OZ et d’y installer son virus !
Responsable bien malgré lui, le jeune garçon va tout faire pour sauver le monde.
Comme ce fut le cas pour La traversée du temps, le film est d’une qualité graphique irréprochable. Les dessins sont beaux et l’animation est fluide ; aidée ça et là par quelque image de synthèse intelligemment intégrée.
Côté scénario par contre, – en encore une fois, ce défaut se retrouvait chez son aîné – les promesses ne sont pas entièrement tenues. Même si l’histoire se suit avec plaisir et engouement et qu’elle réserve quelques surprises, elle reste globalement franchement attendue.
Bref, sans être le film de l’année, cette animation japonaise de qualité se laisse regarder avec plaisir et incite à s’initier au hanafuda.

Note : 8 / 10

Vu le 15 juin 2011




       


Julien Lepage
2018