J̇ulien Leρɑɡe

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Tron, l’héritage
Joseph Kosinski
2010

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Tron, l’héritagePrès de trente ans après le premier film, les studios Disney ont voulu réitérer l’exploit technique de 1982 en nous promettant une 3D explosive, des effets-spéciaux à couper le souffle et une bande-son au top-niveau, composée par les Daft punks en personne. Bref, cet héritage promettait au spectateur d’en prendre plein les yeux et plein les oreilles.
Mieux encore : les férus d’informatique devraient être comblés par le retour d’un héros mythique : Flynn, interprété trente ans plus tard par le même excellent Jeff Bridges.
Mais comme pour toute suite au cinéma, il est assez imprudent, voire naïf, de ne pas redouter le pire.
Aller voir Tron 2, donc, c’est un peu comme jouer à pile ou face. Pile : c’est un chef-d’œuvre. Face : c’est un navet !…
Incontestablement, la pièce est tombée sur face. Évidemment, revenir à l’univers extrêmement riche de Tron était une bonne idée, mais utiliser comme excuse le fils du précédent héros était un peu limite… Surtout quand on découvre que le rôle principal est tenu par Garrett Hedlund ; succédané de Justin Chatwin en moins pire.
Bref, passons sur ce détail malheureux du casting. Le scénario quant à lui est d’une originalité folle : le gentil arrive, trouve l’amour, sauve son père et le monde entier.
Bon, pour résumer, par rapport au premier film, on perd un acteur principal charismatique et un scénario innovant.
Restent les effets-spéciaux tant attendus !
Eh bien cette fameuse 3D tant vantée n’est finalement que très peu présente et ne risque pas de marquer les esprits.
Les effets-spéciaux pour leur part sont malheureusement assez classiques quoique dans le style du premier film. Ce qui était parfaitement novateur en 1982 devient ici assez banal. Ça ressemble à n’importe quel film de science-fiction récent avec des néons partout.
Au final, Tron, l’héritage s’encombre de cet héritage, justement, au lieu de le transcender. Le résultat est sinistrement plat et insipide.

Note : 3 / 10

Vu le 19 février 2011




       


Julien Lepage
2018