août 212010
 

Expendables : unité spéciale
Sylvester Stallone
2010

Les « expendables » (ou « sacrifiés » au Québec), c’est un groupe de mercenaire que l’on envoie au casse-pipe quand le gouvernement n’a pas d’autre solution. Cette fois-ci, les gaillards sont envoyés dans un petit pays insulaire d’Amérique du sud pour renverser un méchant dictateur.

Évidemment, le scénario est particulièrement édulcoré, mais Stallone n’est pas franchement connu pour ses rôles d’intellectuels. C’est un bourrin : il faut que ça bourrinne ! En renfort, le réalisateur fera appel à l’élite des gros bras Hollywoodiens, et ça en jette : Jason Statham, Jet Li, Dolph Lundgren, Randy Couture, Mickey Rourke, Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger ! Bref, du lourd !

Pas si mauvais réalisateur, Stallone parvient à donner à ce film une cohérence malgré un scénario light et un casting fleuve. Très dynamique, le film se permet pourtant quelques scènes émouvantes (enfin de l’émotion avec de la créatine dedans quand même) et même une love story pas vraiment crédible.
Même si The expendables se laisse plutôt bien regarder, il est forcément réservé à un public amateur de cascades, de mâchoires brisées et de rafales de tirs d’obus ou de mitraillettes.

Verdict :

juil 302010
 

Mon voisin le tueur
Jonathan Lynn
1999

Étrangement devenu culte, ce film de Jonathan Lynn met en scène Matthew Perry (Friends), dentiste à Montréal vivant une vie sans intérêt aux côtés d’une femme (Rosanna Arquette) qui attend désespérément le décès de son mari ou un divorce afin de toucher de l’argent.
Cette vie semblait vouée à ne jamais changer jusqu’au jour où Bruce Willis vient s’installer à côté du couple. Matthew Perry, d’origine américaine, reconnait en son nouveau voisin un ancien tueur à gage très connu aux États-Unis.

De là s’en suivra une succession d’événements improbables et de gags pas franchement drôles, le tout interprété par des acteurs pas vraiment en forme. Bref, Mon voisin le tueur est un film sans grand intérêt.

Verdict :

jan 012010
 

Sin city
Frank Miller, Robert Rodriguez
2005

Non, Sin city, ce n’est pas que Las Vegas : c’est également une ville pourrie par la mafia et par une police corrompue, sortie tout droit de l’imagination de l’auteur de bande-dessinées Franck Miller, qui réalise ici son premier film, en collaboration avec Robert Rodriguez (The faculty).

En portant sa propre bande-dessinée sur grand-écran, l’auteur n’a pas souhaité adapter son œuvre mais plutôt la transcender : le cinéma allait lui permettre de créer une extension de la version papier. Une version animée et sonore mais utilisant des techniques propres au dessin. Le film est donc, conformément à la version originale, en noir et blanc et en couleurs… C’est-à-dire que le film est en noir et blanc, mais certains détails sont en couleur (des yeux bleus, des lèvres carmin, du sang rouge, un type jaune, etc.). Ces effets particulièrement spéciaux donnent à ce film une ambiance très spéciale, encore jamais vue au cinéma. Le résultat peut plaire ou déplaire, mais pour ma part, j’ai tout de suite accroché à cette atmosphère malsaine. Il faut préciser que le côté surréaliste de la chose est également dû à un détail loin d’être anodin : le film a entièrement été tourné sur fond vert ! Un tel usage d’effets-spéciaux, même s’il profite pleinement à la photographie, donne du fil à retordre aux acteurs : pas facile de jouer correctement sans décors. Pourtant, force est de constater que la plupart des acteurs sont tout simplement excellents ! Il faut dire que le casting a de quoi impressionner : on retrouve Bruce Willis, Mickey Rourke méconnaissable, Jessica Alba, Benicio del Toro, Clive Owen, feue Brittany Murphy, Carla Gugino, Josh Hartnett ou encore Elijah Wood.

Sin city est donc une œuvre à part (un peu moins à part toutefois depuis la sortie de l’excellent The spirit, du même auteur) particulièrement intéressante sur bien des aspects. À voir !

Verdict : 

jan 012010
 

La mort vous va si bien
Robert Zemeckis
1992

Goldie Hawn, écrivain, n’a jamais eu de chance avec les hommes : à peine séduisait-elle quelqu’un que celui-ci partait rejoindre son « amie », l’envoûtante grande actrice incarnée par Meryl Streep. Son dernier fiancé, Bruce Willis, ne fait pas exception et finit même par se marier à l’actrice. L’auteure tombe alors dans la crème glacée et prend les kilos par dizaines. Sa vie est finie.
Quelques années plus tard, alors que Meryl Streep a naturellement vieilli, Goldie Hawn réapparait, plus belle que jamais. Que s’est il passé ?

Robert Zemeckis nous entraîne une fois de plus dans un univers loufoque et hilarant. Menée par une troupe d’acteurs excellents (on retrouve également la belle Isabella Rossellini, doublée en version française par Véronique Augereau, la voix de Marge Simpson), cette comédie se regarde toujours avec grand plaisir.

Verdict : 

déc 112008
 

Sixième sens
M. Night Shyamalan
2000

J’avais vu ce film à l’occasion de sa première diffusion à la télévision ; probablement sur Canal+ et c’était la première fois que j’assistais à un twist ending aussi puissant ! J’avais été tellement marqué que j’en avais été à vrai dire dégoûte, me disant que je ne pourrai malheureusement plus jamais apprécier ce film comme je l’avais apprécié à cet instant, en connaissant depuis la fin.

De fait, je n’avais jamais revu ce film jusqu’à aujourd’hui. C’est donc seulement ma deuxième vision, et même s’il m’a été impossible d’oublier la fin, je dois bien avouer que je ne me souvenais plus de grand-chose d’autre… Et c’est tant mieux.

Pour ceux qui ne la connaissent pas (bouh !), l’histoire est celle de Bruce Willis, psychologue pour enfants, qui travaille sur un cas intrigant : Haley Joel Osment (qui peut se targuer d’avoir jouer dans des chefs-d’oeuvres comme Intelligence artificielle, Forrest Gump ou Un monde meilleur), qui est capable de voir des « gens qui sont morts »… Des fantômes qui errent sur Terre, sans savoir qu’ils sont morts.

En fait, il n’y a pas grand-chose à dire sur ce film qui est tout simplement génial, tant au niveau de l’interprétation (à noter également que Toni Collette (Muriel) interprète la mère du jeune garçon) que de la force du scénario !

D’aucuns diront que la fin du film était prévisible… À ceux-là je répond qu’à l’époque de ma première vision, je ne m’y attendais pas une seconde et qu’après re-vision, c’est vrai que certains signes sont présents, comme la scène du restaurant avec sa femme, mais deviner la fin n’est tout de même pas chose aisée. Moins aisée en tout cas (pour ma part) que pour Usual suspects

Sixième sens reste indéniablement l’un des films les plus marquants de la fin du siècle dernier (bah oui) et aura permit (ce qui n’est pas rien) de lancer la carrière de Haley Joel Osment et surtout celle de M. Night Shyamalan.

Verdict :