août 212010
 

Expendables : unité spéciale
Sylvester Stallone
2010

Les « expendables » (ou « sacrifiés » au Québec), c’est un groupe de mercenaire que l’on envoie au casse-pipe quand le gouvernement n’a pas d’autre solution. Cette fois-ci, les gaillards sont envoyés dans un petit pays insulaire d’Amérique du sud pour renverser un méchant dictateur.

Évidemment, le scénario est particulièrement édulcoré, mais Stallone n’est pas franchement connu pour ses rôles d’intellectuels. C’est un bourrin : il faut que ça bourrinne ! En renfort, le réalisateur fera appel à l’élite des gros bras Hollywoodiens, et ça en jette : Jason Statham, Jet Li, Dolph Lundgren, Randy Couture, Mickey Rourke, Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger ! Bref, du lourd !

Pas si mauvais réalisateur, Stallone parvient à donner à ce film une cohérence malgré un scénario light et un casting fleuve. Très dynamique, le film se permet pourtant quelques scènes émouvantes (enfin de l’émotion avec de la créatine dedans quand même) et même une love story pas vraiment crédible.
Même si The expendables se laisse plutôt bien regarder, il est forcément réservé à un public amateur de cascades, de mâchoires brisées et de rafales de tirs d’obus ou de mitraillettes.

Verdict :

mai 012010
 

Iron man 2
Jon Favreau
2010

Réunissant la même équipe (hormis Don Cheadle qui remplace Terrence Howard), Jon Favreau livre ici une suite dans la même lignée que le premier opus. D’ailleurs, le film commence précisément là où se termine le premier. Cette fois, Iron man devra se frotter aux fouets électriques de Blacklash incarné par Mickey Rourke dans un rôle alimentaire, flanqué d’un accent russe qui a tout du cliché.

Dans ce film, tout est fait pour combler le spectateur écervelé : un scénario philatélique, des acteurs jetables, une musique préexistante (la bande sonore est un vieil album d’ACDC, pour le reste, toute la musique du film a été bouclé en quatre jours) et surtout quelques millions d’euros dépensés en effets-spéciaux flamboyants et souvent inutiles. Iron man 2 illustre plus que jamais le fast-movie, par analogie au fast-food : un film pas très bon, mais qu’on mange rapidement avec plaisir… et qui laisse sur sa faim !

Verdict :

jan 042010
 

Angel heart
Alan Parker
1987

Angel heart (aucun rapport avec le manga de Tsukasa Hōjō) est principalement connu pour deux choses : son twist ending et l’interprétation de Mickey Rourke alors au sommet de sa carrière.

L’histoire est celle d’Harry Angel (Mickey Rourke), détective privé, qui se voit confier une enquête par un certain Louis Cyphre (Robert De Niro) : il s’agit de retrouver un dénommé Johnny Favorite. Plus Angel va avancer dans son enquête plus le mystère autour de cet homme va s’épaissir et plus le film va basculer de la simple enquête policière au fantastique.

Probablement originale à l’époque, la chute manque un peu de panache : difficile de ne pas comprendre qui est en réalité monsieur Louis Cyphre (prononcer Cifer). De ce point de vue là, donc, le film ne tient pas franchement sa promesse. En revanche, en terme d’interprétation, il faut bien avouer que Mickey Rourke se débrouille fort bien et contribue largement à l’ambiance du film, très réussie. Charlotte Rampling apporte également sa présence à l’œuvre.

Ayant prématurément vieilli, Angel heart n’en reste pas moins un classique du genre à côté duquel il serait dommage de passer.

Verdict : 

jan 012010
 

Sin city
Frank Miller, Robert Rodriguez
2005

Non, Sin city, ce n’est pas que Las Vegas : c’est également une ville pourrie par la mafia et par une police corrompue, sortie tout droit de l’imagination de l’auteur de bande-dessinées Franck Miller, qui réalise ici son premier film, en collaboration avec Robert Rodriguez (The faculty).

En portant sa propre bande-dessinée sur grand-écran, l’auteur n’a pas souhaité adapter son œuvre mais plutôt la transcender : le cinéma allait lui permettre de créer une extension de la version papier. Une version animée et sonore mais utilisant des techniques propres au dessin. Le film est donc, conformément à la version originale, en noir et blanc et en couleurs… C’est-à-dire que le film est en noir et blanc, mais certains détails sont en couleur (des yeux bleus, des lèvres carmin, du sang rouge, un type jaune, etc.). Ces effets particulièrement spéciaux donnent à ce film une ambiance très spéciale, encore jamais vue au cinéma. Le résultat peut plaire ou déplaire, mais pour ma part, j’ai tout de suite accroché à cette atmosphère malsaine. Il faut préciser que le côté surréaliste de la chose est également dû à un détail loin d’être anodin : le film a entièrement été tourné sur fond vert ! Un tel usage d’effets-spéciaux, même s’il profite pleinement à la photographie, donne du fil à retordre aux acteurs : pas facile de jouer correctement sans décors. Pourtant, force est de constater que la plupart des acteurs sont tout simplement excellents ! Il faut dire que le casting a de quoi impressionner : on retrouve Bruce Willis, Mickey Rourke méconnaissable, Jessica Alba, Benicio del Toro, Clive Owen, feue Brittany Murphy, Carla Gugino, Josh Hartnett ou encore Elijah Wood.

Sin city est donc une œuvre à part (un peu moins à part toutefois depuis la sortie de l’excellent The spirit, du même auteur) particulièrement intéressante sur bien des aspects. À voir !

Verdict : 

jan 012010
 

The wrestler
Darren Aronofsky
2008

Faire un film (sérieux) sur le catch, il fallait oser, mais pour l’auteur de Requiem for a dream ou The fountain, il s’agissait là d’un défi personnel. Mais l’homme ne s’arrête pas là puisqu’il propose également, avec ce film, de ressusciter la carrière cinématographique de Mickey Rourke.

Le film nous conte l’histoire de Mickey Rourke, ancienne star du catch qui vit désormais dans une caravane, bouffi par les drogues et l’alcool, obligé de travailler dans un supermarché pour arrondir ses fins de mois… Il est même contraint d’organiser des combats de plus en plus violent, au péril de sa santé, pour trainer dans les salles ses rares admirateurs. À côté de ça, la seule femme de sa vie est Marisa Tomei, une stripteaseuse effrayée par l’idée de s’attacher à lui. Sa fille, Evan Rachel Wood refuse purement et simplement de lui parler.

Bref, tous les éléments d’un drame tout ce qu’il y a de plus classique sont en place, mais c’était sans compter sur le talent du réalisateur, Darren Aronofsky qui apporte sa patte à l’œuvre. Cependant, l’intérêt du film vient surtout de Mickey Rourke qui est idéalement placé pour jouer ce rôle, lui qui a effectivement été une grande star des années 80 avant d’essayer de se détruire avec la drogue et la boxe. Ce rôle de premier plan, dans un film de premier ordre est un véritable retour en grâce, largement mérité. La performance vaut le détour. De plus, The wrestler est l’occasion de découvrir les sinistres coulisses d’un combat de catch. Assurément l’un des films les plus forts de cette année 2009.

Verdict :