déc 172010
 

Le bal des casse-pieds
Yves Robert
1991

Quinze ans après Un éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis, Yves Robert retrouve Jean Rochefort et sa bande de copains, dans des rôles cette fois un peu différents.

Ici, l’élégant moustachu campe le rôle d’un vétérinaire qui ne peut plus supporter les casse-pieds qui pullulent en ce bas monde. Sans cesse harcelé par des débiles de toutes sortes, l’homme aurait de quoi désespérer. Pourtant, il fera la connaissance de la belle et mystérieuse Miou-Miou qui abhorre les casse-pieds tout autant que lui. Ce singulier point commun sera le début d’une belle et tumultueuse histoire d’amour.

Évidemment, ce bal des casse-pieds est un prétexte au réalisateur pour nous présenter une kyrielle d’emmerdeurs tous plus typiques et plus amusants les uns que les autres ! On rencontrera donc, outre les acteurs présents dans les deux films susnommés, Jean Carmet et Didier Pain (qui retrouvent le réalisateur après le diptyque consacré à la jeunesse de Marcel Pagnol) mais aussi Hélène Vincent, Jacques Villeret, Michel Piccoli, Jean Yanne et bien d’autres encore !

Sans valoir le mythique Un éléphant ça trompe énormément, ce bal est une comédie fort plaisante et parfaitement drôle, servie par une distribution à la hauteur !

Verdict :

déc 162010
 

Nous irons tous au paradis
Yves Robert
1977

Un an à peine après la sortie du très bon Un éléphant, ça trompe énormément, Yves Robert reprend la caméra pour nous conter la suite des aventures de ce groupe de gais lurons.

Cette fois, la situation de chacun semble s’être stabilisée et tous semblent heureux. Malheureusement, si après la pluie vient le beau temps, l’inverse n’en est pas moins vrai. Jean Rochefort découvre une photo de sa femme embrassant un inconnu, Claude Brasseur se voit contrait de refouler son homosexualité pour un mariage « arrangé », Guy Bedos voit la santé de sa mère décliner  et Victor Lanoux, qui vivait un amour libre, se rend compte que sa partenaire jouit de bien plus de liberté que lui. Bref, les problèmes pleuvent soudain jusqu’à ce qu’un rayon de soleil apparaisse : les amis achètent une charmante villa équipée d’un terrain de tennis pour un prix modeste. Là encore, les problèmes ne tardent pas à arriver : la maison se situe sous un couloir aérien !

Moins original – évidemment – que le premier volet, on prend toutefois plaisir à retrouver cette bande de copains décrite par un Jean Rochefort à l’humour acerbe.

Verdict :

déc 152010
 

Un éléphant, ça trompe énormémentYves Robert1976

À 50 ans passés, Yves Robert décide de traiter d’un sujet universel : la crise de la quarantaine ! Ici, les quadras sont une bande d’amis menés par Jean Rochefort. Chacun a sa propre personnalité, et surtout ses propres problèmes !
Entre Claude Brasseur alcoolique et en plein doute, Guy Bedos célibataire et étouffé par une mère ultra-possessive et Victor Lanoux anéanti par le départ de sa femme, la situation est loin d’être simple ! Seul Jean Rochefort semble avoir une situation familiale stable… jusqu’au jour où il tombera amoureux d’une belle inconnue vêtue de rouge : Anny Duperey.

Outre un joli casting, le film tire sa force de la cohérence et de la complexité de chaque personnage ;  mais aussi de l’originalité relative de la mise en scène, où le film est conté par son personnage principal en off – chose peu courante pour une comédie française, surtout à cette époque.
De par cet artifice, le réalisme du film s’en trouve augmenté, et l’on se prend rapidement à l’histoire ; d’autant plus facilement que les acteurs sont bons.
Bref, une belle réussite qui atteint depuis le rang de classique de la comédie française.

Verdict :