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· Julien   Lepage

Dragon ball Z : hyper dimension
TOSE
1996

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Illustration de critique : Dragon ball Z : hyper dimension

Dragon Ball Z: Hyper Dimension sort en 1996 sur Super Nintendo, en plein âge d'or des jeux de combat en 2D. Développé par TOSE et édité par Bandai, il est le dernier jeu DBZ sur la console de Nintendo, et autant dire qu'il clôture cette ère avec style. Dans un contexte où Street Fighter II, Mortal Kombat 3 et Killer Instinct règnent sur la scène des jeux de baston, Hyper Dimension tente d'offrir une alternative plus technique et plus nerveuse à l'univers de Dragon Ball Z, en s'éloignant des précédents titres Super Butōden et en proposant un gameplay plus compact et intense. Le jeu retrace les événements des arcs Freezer, Cell et Buu, avec un mode Histoire qui suit les affrontements marquants de la série. Dans la version japonaise, ce mode est enrichi de dialogues et de combats scénarisés, mais pour une raison obscure (probablement un manque de temps ou de budget), la version européenne en est dépourvue. Frustrant, mais pas rédhibitoire, car les combats eux-mêmes restent le cœur du jeu. En dehors de ce mode, on retrouve les classiques mode Versus, mode Tournoi, et mode Entraînement, qui permettent d'explorer pleinement le gameplay. Le changement le plus marquant concerne la disparition du split-screen des Super Butōden : ici, fini les combats étalés sur plusieurs écrans, tout se joue en face à face rapproché. Ce choix dynamise l'action et impose une approche plus technique : il faut maîtriser les déplacements, les contres et la gestion de l'énergie, car la barre de vie et de ki est fusionnée. Chaque action consomme cette ressource, ce qui oblige à doser son agressivité et à choisir avec soin quand recharger son énergie. Autre ajout intéressant, la possibilité de projeter l'adversaire dans d'autres parties du décor et de se déplacer en fond de scène pour éviter des attaques. Une mécanique qui, même discrète, ajoute de la profondeur aux affrontements. Graphiquement, Hyper Dimension est superbe pour de la Super Nintendo. Les sprites sont détaillés, les animations fluides, et les effets visuels comme les téléportations ou les kikoha ont un impact immédiat. Les combats sont dynamiques, les chutes des personnages ont du poids, et les musiques, bien que peu nombreuses, sont efficaces et entraînantes. Il n'a peut-être pas la finesse graphique d'un Dragon Ball Z: Shin Butōden sur Saturn, mais pour la SNES, il repousse clairement la console dans ses derniers retranchements. En revanche, il y a peu de personnages jouables : seulement 10, alors que certains jeux de l'époque en proposaient le double. L'absence de certains guerriers emblématiques de DBZ peut décevoir, mais chaque combattant bénéficie d'un gameplay riche et unique, ce qui équilibre un peu le manque de variété. Le mode Histoire est bien conçu mais court, et en dehors du mode Tournoi, l'ensemble des modes de jeu reste limité. Autre point qui peut diviser : la difficulté. Le jeu ne pardonne pas et ne propose aucun réglage de difficulté. On se retrouve donc à affronter une IA brutale, qui ne laisse aucune place aux erreurs. Si vous aimez les défis, tant mieux. Si vous êtes là pour vous détendre, préparez-vous à souffrir. Malgré ces quelques défauts, Hyper Dimension est probablement le meilleur jeu DBZ sur Super Nintendo. Son gameplay nerveux et technique, sa mise en scène dynamique et ses innovations en font un titre qui mérite d'être redécouvert, surtout si vous avez aimé Street Fighter II Turbo ou les jeux de combat 2D exigeants. Il aurait pu marquer encore plus s'il avait eu un casting plus large et un mode Histoire plus abouti en Occident, mais il reste un des derniers grands jeux de combat de la SNES avant que la génération PlayStation et Saturn ne vienne redéfinir le genre.

Ma note76%
Joué le 3 Janvier 2013


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