N° 238 · Astronomie · Tome 3
Que faut-il savoir sur 3I-ATLAS ?
Sujet : 3I-ATLAS
Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir 3I/ATLAS, la troisième visiteuse interstellaire jamais détectée traversant notre système solaire. Découverte le 1er juillet 2025 par le télescope ATLAS au Chili, cette comète vient littéralement d’un autre système planétaire, quelque part dans notre galaxie. Sa trajectoire hyperbolique prouve qu’elle ne reviendra jamais : elle nous rend visite une seule fois avant de repartir pour l’éternité dans l’espace interstellaire. Contrairement aux comètes nées dans notre système qui tournent en boucle autour du Soleil, 3I/ATLAS suit une trajectoire ouverte : elle arrive de l’espace interstellaire, fait un virage serré autour de notre étoile, puis repart pour toujours. Elle est passée au plus près du Soleil le 30 octobre 2025 à 203 millions de kilomètres, entre Mars et la Terre, à une vitesse vertigineuse de 58 kilomètres par seconde !
- Auteur
- Julien Lepage
- Publié le
- Lecture
- 2 min
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Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir 3I/ATLAS, la troisième visiteuse interstellaire jamais détectée traversant notre système solaire. Découverte le 1er juillet 2025 par le télescope ATLAS au Chili, cette comète vient littéralement d’un autre système planétaire, quelque part dans notre galaxie. Sa trajectoire hyperbolique prouve qu’elle ne reviendra jamais : elle nous rend visite une seule fois avant de repartir pour l’éternité dans l’espace interstellaire.
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Contrairement aux comètes nées dans notre système qui tournent en boucle autour du Soleil, 3I/ATLAS suit une trajectoire ouverte : elle arrive de l’espace interstellaire, fait un virage serré autour de notre étoile, puis repart pour toujours. Elle est passée au plus près du Soleil le 30 octobre 2025 à 203 millions de kilomètres, entre Mars et la Terre, à une vitesse vertigineuse de 58 kilomètres par seconde !
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Son noyau mesure entre 440 mètres et 5,6 kilomètres de diamètre selon les observations du télescope Hubble. Cette visiteuse de 7 milliards d’années arbore fièrement une double queue : une queue de plasma bleutée, ionisée par le vent solaire, et une queue de poussière dorée courbée par la pression de radiation. Les images de la sonde JUICE et d’Hubble prises en novembre-décembre 2025 révèlent une activité cométaire intense, avec des jets de gaz s’échappant de zones actives précises.
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La chimie de 3I/ATLAS fascine les astronomes : le télescope James Webb a révélé qu’elle est exceptionnellement riche en dioxyde de carbone, avec un ratio CO2/eau parmi les plus élevés jamais observés dans une comète. Huit pour cent de sa vapeur est du méthanol, soit quatre fois plus que nos comètes locales. Elle libère aussi des quantités impressionnantes de cyanure d’hydrogène et de monoxyde de carbone, des molécules liées à la chimie prébiotique.
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Découverte stupéfiante : le Very Large Telescope a détecté de la vapeur de nickel atomique à des distances où les températures devraient être trop froides pour vaporiser ce métal. Cette anomalie suggère que le nickel pourrait être lié à des molécules organiques spéciales qui se décomposent facilement sous la lumière solaire. Le ratio nickel/fer, d’abord anormal, s’est normalisé en approchant du Soleil, offrant des indices sur les processus chimiques interstellaires.
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3I/ATLAS a déclenché une campagne d’observation sans précédent : douze instruments NASA plus la sonde européenne JUICE l’ont scrutée sous toutes les coutures. Hubble, Webb, MAVEN depuis Mars, le rover Perseverance, le radiotélescope MeerKAT en Afrique du Sud… Le 24 octobre 2025, MeerKAT a capté le premier signal radio jamais détecté d’une comète interstellaire, révélant des raies d’absorption d’hydroxyle. Ces observations multilongueurs d’onde bâtissent un portrait chimique complet.
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Les scientifiques estiment son âge à 7 milliards d’années, plus vieux que notre Soleil. Elle s’est probablement formée dans un disque protoplanétaire froid autour d’une jeune étoile de la Voie lactée, puis a été éjectée lors de la formation de planètes géantes. Pendant des éons, elle a dérivé dans l’espace interstellaire, bombardée par les rayons cosmiques qui ont altéré sa chimie glacée. Sa composition riche en CO2 et pauvre en eau suggère une origine dans un environnement plus froid que notre système.
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L’astrophysicien controversé Avi Loeb a émis l’hypothèse qu’elle pourrait être d’origine artificielle, citant douze anomalies, comme sa trajectoire ou sa chimie inhabituelle. Mais la communauté scientifique rejette massivement cette spéculation : toutes les observations sont explicables par des processus naturels. Loeb avait déjà affirmé qu’Oumuamua était un vaisseau extraterrestre, une méthodologie critiquée pour privilégier le sensationnalisme sur la rigueur scientifique. 3I/ATLAS est bel et bien une vraie comète.
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Le 19 décembre 2025, elle atteint son point le plus proche de notre planète : 270 millions de kilomètres, soit 1,8 unité astronomique. Aucun danger, rassurez-vous. Les astronomes amateurs peuvent tenter de l’observer avec de bons télescopes dans les régions à ciel sombre. Son passage offre une fenêtre précieuse pour comparer la chimie de systèmes planétaires distants avec le nôtre. Chaque donnée collectée enrichit notre compréhension de la diversité des mondes dans la galaxie.
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Après ce bref passage, 3I/ATLAS reprendra sa route dans les ténèbres interstellaires pour des millions d’années. Avec seulement trois visiteurs interstellaires confirmés, chaque rencontre est un cadeau scientifique inestimable. Ces messagers d’autres mondes nous rappellent que notre système solaire baigne dans une mer cosmique peuplée d’objets errants, vestiges de la formation d’innombrables planètes. L’univers est plus interconnecté qu’il n’y paraît.
Transcription complète
Retrouvez ici le texte de l’épisode dans l’ordre de lecture.
- Case 01 Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir 3I/ATLAS, la troisième visiteuse interstellaire jamais détectée traversant notre système solaire. Découverte le 1er juillet 2025 par le télescope ATLAS au Chili, cette comète vient littéralement d’un autre système planétaire, quelque part dans notre galaxie. Sa trajectoire hyperbolique prouve qu’elle ne reviendra jamais : elle nous rend visite une seule fois avant de repartir pour l’éternité dans l’espace interstellaire.
- Case 02 Contrairement aux comètes nées dans notre système qui tournent en boucle autour du Soleil, 3I/ATLAS suit une trajectoire ouverte : elle arrive de l’espace interstellaire, fait un virage serré autour de notre étoile, puis repart pour toujours. Elle est passée au plus près du Soleil le 30 octobre 2025 à 203 millions de kilomètres, entre Mars et la Terre, à une vitesse vertigineuse de 58 kilomètres par seconde !
- Case 03 Son noyau mesure entre 440 mètres et 5,6 kilomètres de diamètre selon les observations du télescope Hubble. Cette visiteuse de 7 milliards d’années arbore fièrement une double queue : une queue de plasma bleutée, ionisée par le vent solaire, et une queue de poussière dorée courbée par la pression de radiation. Les images de la sonde JUICE et d’Hubble prises en novembre-décembre 2025 révèlent une activité cométaire intense, avec des jets de gaz s’échappant de zones actives précises.
- Case 04 La chimie de 3I/ATLAS fascine les astronomes : le télescope James Webb a révélé qu’elle est exceptionnellement riche en dioxyde de carbone, avec un ratio CO2/eau parmi les plus élevés jamais observés dans une comète. Huit pour cent de sa vapeur est du méthanol, soit quatre fois plus que nos comètes locales. Elle libère aussi des quantités impressionnantes de cyanure d’hydrogène et de monoxyde de carbone, des molécules liées à la chimie prébiotique.
- Case 05 Découverte stupéfiante : le Very Large Telescope a détecté de la vapeur de nickel atomique à des distances où les températures devraient être trop froides pour vaporiser ce métal. Cette anomalie suggère que le nickel pourrait être lié à des molécules organiques spéciales qui se décomposent facilement sous la lumière solaire. Le ratio nickel/fer, d’abord anormal, s’est normalisé en approchant du Soleil, offrant des indices sur les processus chimiques interstellaires.
- Case 06 3I/ATLAS a déclenché une campagne d’observation sans précédent : douze instruments NASA plus la sonde européenne JUICE l’ont scrutée sous toutes les coutures. Hubble, Webb, MAVEN depuis Mars, le rover Perseverance, le radiotélescope MeerKAT en Afrique du Sud… Le 24 octobre 2025, MeerKAT a capté le premier signal radio jamais détecté d’une comète interstellaire, révélant des raies d’absorption d’hydroxyle. Ces observations multilongueurs d’onde bâtissent un portrait chimique complet.
- Case 07 Les scientifiques estiment son âge à 7 milliards d’années, plus vieux que notre Soleil. Elle s’est probablement formée dans un disque protoplanétaire froid autour d’une jeune étoile de la Voie lactée, puis a été éjectée lors de la formation de planètes géantes. Pendant des éons, elle a dérivé dans l’espace interstellaire, bombardée par les rayons cosmiques qui ont altéré sa chimie glacée. Sa composition riche en CO2 et pauvre en eau suggère une origine dans un environnement plus froid que notre système.
- Case 08 L’astrophysicien controversé Avi Loeb a émis l’hypothèse qu’elle pourrait être d’origine artificielle, citant douze anomalies, comme sa trajectoire ou sa chimie inhabituelle. Mais la communauté scientifique rejette massivement cette spéculation : toutes les observations sont explicables par des processus naturels. Loeb avait déjà affirmé qu’Oumuamua était un vaisseau extraterrestre, une méthodologie critiquée pour privilégier le sensationnalisme sur la rigueur scientifique. 3I/ATLAS est bel et bien une vraie comète.
- Case 09 Le 19 décembre 2025, elle atteint son point le plus proche de notre planète : 270 millions de kilomètres, soit 1,8 unité astronomique. Aucun danger, rassurez-vous. Les astronomes amateurs peuvent tenter de l’observer avec de bons télescopes dans les régions à ciel sombre. Son passage offre une fenêtre précieuse pour comparer la chimie de systèmes planétaires distants avec le nôtre. Chaque donnée collectée enrichit notre compréhension de la diversité des mondes dans la galaxie.
- Case 10 Après ce bref passage, 3I/ATLAS reprendra sa route dans les ténèbres interstellaires pour des millions d’années. Avec seulement trois visiteurs interstellaires confirmés, chaque rencontre est un cadeau scientifique inestimable. Ces messagers d’autres mondes nous rappellent que notre système solaire baigne dans une mer cosmique peuplée d’objets errants, vestiges de la formation d’innombrables planètes. L’univers est plus interconnecté qu’il n’y paraît.
Sources et crédits
- Auteur et responsable éditorial
- Julien Lepage
- Date de publication
Les références principales de cet ancien sujet sont en cours d’ajout. La bibliographie de l’encyclopédie est enrichie progressivement.
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ISBN-13 : 979-8196766626