N° 168 · Cartes anciennes · Tome 1

Que faut-il savoir sur le portulan de Dulcert ?

Sujet : Le portulan de Dulcert

Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un document fascinant : le portulan de Dulcert. Réalisé à Majorque en août 1339, il est bien plus qu’une simple carte maritime. Conservé à la Bibliothèque nationale de France, ce parchemin d’un mètre de large intrigue encore chercheurs et passionnés. Préparez-vous à voyager entre histoire, science et mystère ! Un portulan, c’est une carte conçue pour les navigateurs. Ses lignes rayonnantes, appelées rhumbs, permettaient de tracer des routes maritimes fiables. Mais celui de Dulcert va plus loin : il étend son horizon jusqu’à la mer Noire, la mer Rouge, et même l’Atlantique nordique. Une prouesse technique pour l’époque, dont l’exactitude étonne encore.

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Julien Lepage
Publié le
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Le portulan de Dulcert, case 1 : Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un document fascinant : le portulan de Dulcert. Réalisé à Majorque en août 1339, il est bien plus qu’une simple carte maritime. Conservé à la Bibliothèque nationale de France, ce parchemin d’un mètre de large intrigue encore chercheurs et passionnés. Préparez-vous à voyager entre histoire, science et mystère !
Case 01 — Le portulan de Dulcert
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Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un document fascinant : le portulan de Dulcert. Réalisé à Majorque en août 1339, il est bien plus qu’une simple carte maritime. Conservé à la Bibliothèque nationale de France, ce parchemin d’un mètre de large intrigue encore chercheurs et passionnés. Préparez-vous à voyager entre histoire, science et mystère !

Le portulan de Dulcert, case 2 : Un portulan, c’est une carte conçue pour les navigateurs. Ses lignes rayonnantes, appelées rhumbs, permettaient de tracer des routes maritimes fiables. Mais celui de Dulcert va plus loin : il étend son horizon jusqu’à la mer Noire, la mer Rouge, et même l’Atlantique nordique. Une prouesse technique pour l’époque, dont l’exactitude étonne encore.
Case 02 — Le portulan de Dulcert
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Un portulan, c’est une carte conçue pour les navigateurs. Ses lignes rayonnantes, appelées rhumbs, permettaient de tracer des routes maritimes fiables. Mais celui de Dulcert va plus loin : il étend son horizon jusqu’à la mer Noire, la mer Rouge, et même l’Atlantique nordique. Une prouesse technique pour l’époque, dont l’exactitude étonne encore.

Le portulan de Dulcert, case 3 : Dulcert ne s’est pas limité aux ports. Il a semé sur son parchemin des montagnes, des villes et même des blasons. Les Alpes, par exemple, y apparaissent comme un T gigantesque. Rome, Pérouse ou Bologne sont marquées à l’intérieur des terres. C’est cette hybridation entre science nautique et mappemonde qui inaugure l’école majorquine.
Case 03 — Le portulan de Dulcert
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Dulcert ne s’est pas limité aux ports. Il a semé sur son parchemin des montagnes, des villes et même des blasons. Les Alpes, par exemple, y apparaissent comme un T gigantesque. Rome, Pérouse ou Bologne sont marquées à l’intérieur des terres. C’est cette hybridation entre science nautique et mappemonde qui inaugure l’école majorquine.

Le portulan de Dulcert, case 4 : C’est aussi l’une des premières cartes à représenter les Canaries. On y lit « Insula de Lanzarotus Marocelus », clin d’œil au navigateur génois Lancelotto Malocello. Fuerteventura apparaît comme la forte ventura, et Lobos sous la mention vegi marin, référence au phoque moine. De simples îles deviennent des témoins d’explorations oubliées.
Case 04 — Le portulan de Dulcert
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C’est aussi l’une des premières cartes à représenter les Canaries. On y lit « Insula de Lanzarotus Marocelus », clin d’œil au navigateur génois Lancelotto Malocello. Fuerteventura apparaît comme la forte ventura, et Lobos sous la mention vegi marin, référence au phoque moine. De simples îles deviennent des témoins d’explorations oubliées.

Le portulan de Dulcert, case 5 : Pourquoi cette précision sur les îles atlantiques en 1339 ? Certains y voient la trace de voyages antérieurs à ceux officiellement reconnus. Lanzarote porte fièrement l’écu de Gênes, preuve de liens directs avec Malocello. Mais cette carte mélange aussi noms antiques et nouvelles découvertes, brouillant les frontières entre savoirs hérités et explorations réelles.
Case 05 — Le portulan de Dulcert
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Pourquoi cette précision sur les îles atlantiques en 1339 ? Certains y voient la trace de voyages antérieurs à ceux officiellement reconnus. Lanzarote porte fièrement l’écu de Gênes, preuve de liens directs avec Malocello. Mais cette carte mélange aussi noms antiques et nouvelles découvertes, brouillant les frontières entre savoirs hérités et explorations réelles.

Le portulan de Dulcert, case 6 : Qui était Angelino Dulcert ? Les experts pensent qu’il s’agit d’Angelino de Dalorto, un cartographe actif à Gênes avant de s’installer à Majorque. Mais son identité exacte demeure débattue. Une chose est sûre : sa carte de 1339 marque une rupture, un passage de l’école italienne à l’école majorquine, plus érudite et plus visuelle.
Case 06 — Le portulan de Dulcert
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Qui était Angelino Dulcert ? Les experts pensent qu’il s’agit d’Angelino de Dalorto, un cartographe actif à Gênes avant de s’installer à Majorque. Mais son identité exacte demeure débattue. Une chose est sûre : sa carte de 1339 marque une rupture, un passage de l’école italienne à l’école majorquine, plus érudite et plus visuelle.

Le portulan de Dulcert, case 7 : Les chercheurs modernes ont testé le portulan avec des outils cartographiques numériques. Résultat : une précision remarquable en Méditerranée, mais des déformations à mesure qu’on s’éloigne. Certains y voient la preuve d’une méthode empirique, d’autres soupçonnent des grilles géodésiques héritées d’un savoir plus ancien… une hypothèse qui nourrit encore les débats.
Case 07 — Le portulan de Dulcert
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Les chercheurs modernes ont testé le portulan avec des outils cartographiques numériques. Résultat : une précision remarquable en Méditerranée, mais des déformations à mesure qu’on s’éloigne. Certains y voient la preuve d’une méthode empirique, d’autres soupçonnent des grilles géodésiques héritées d’un savoir plus ancien… une hypothèse qui nourrit encore les débats.

Le portulan de Dulcert, case 8 : Dulcert 1339 ne fut qu’une étape. Avant lui, Dalorto dessinait la Méditerranée en 1325. Après lui, Pizzigano en 1367 enrichit les Canaries de nouvelles îles. Puis vint l’Atlas catalan de 1375, chef-d’œuvre majeur. Chaque carte est une pièce d’un puzzle, révélant comment l’Europe médiévale élargissait son horizon, île après île, nom après nom.
Case 08 — Le portulan de Dulcert
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Dulcert 1339 ne fut qu’une étape. Avant lui, Dalorto dessinait la Méditerranée en 1325. Après lui, Pizzigano en 1367 enrichit les Canaries de nouvelles îles. Puis vint l’Atlas catalan de 1375, chef-d’œuvre majeur. Chaque carte est une pièce d’un puzzle, révélant comment l’Europe médiévale élargissait son horizon, île après île, nom après nom.

Le portulan de Dulcert, case 9 : Et pourtant, malgré ses détails et ses énigmes, bien des zones d’ombre subsistent. D’où venaient réellement les informations de Dulcert ? Quels récits oraux, quels itinéraires marins ont nourri son œuvre ? Était-ce simple compilation, ou bien héritage de savoirs plus anciens, perdus dans les méandres du temps ? Ces questions restent ouvertes.
Case 09 — Le portulan de Dulcert
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Et pourtant, malgré ses détails et ses énigmes, bien des zones d’ombre subsistent. D’où venaient réellement les informations de Dulcert ? Quels récits oraux, quels itinéraires marins ont nourri son œuvre ? Était-ce simple compilation, ou bien héritage de savoirs plus anciens, perdus dans les méandres du temps ? Ces questions restent ouvertes.

Le portulan de Dulcert, case 10 : Le portulan de Dulcert n’est pas seulement une carte : c’est une passerelle entre science et légende, entre mer et terre, entre certitude et mystère. Huit siècles plus tard, il continue de nous surprendre, de nous questionner, de nous émerveiller. Comme une étoile figée sur parchemin, il éclaire encore notre désir de découvrir le monde.
Case 10 — Le portulan de Dulcert
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Le portulan de Dulcert n’est pas seulement une carte : c’est une passerelle entre science et légende, entre mer et terre, entre certitude et mystère. Huit siècles plus tard, il continue de nous surprendre, de nous questionner, de nous émerveiller. Comme une étoile figée sur parchemin, il éclaire encore notre désir de découvrir le monde.

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Retrouvez ici le texte de l’épisode dans l’ordre de lecture.

  1. Case 01 Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un document fascinant : le portulan de Dulcert. Réalisé à Majorque en août 1339, il est bien plus qu’une simple carte maritime. Conservé à la Bibliothèque nationale de France, ce parchemin d’un mètre de large intrigue encore chercheurs et passionnés. Préparez-vous à voyager entre histoire, science et mystère !
  2. Case 02 Un portulan, c’est une carte conçue pour les navigateurs. Ses lignes rayonnantes, appelées rhumbs, permettaient de tracer des routes maritimes fiables. Mais celui de Dulcert va plus loin : il étend son horizon jusqu’à la mer Noire, la mer Rouge, et même l’Atlantique nordique. Une prouesse technique pour l’époque, dont l’exactitude étonne encore.
  3. Case 03 Dulcert ne s’est pas limité aux ports. Il a semé sur son parchemin des montagnes, des villes et même des blasons. Les Alpes, par exemple, y apparaissent comme un T gigantesque. Rome, Pérouse ou Bologne sont marquées à l’intérieur des terres. C’est cette hybridation entre science nautique et mappemonde qui inaugure l’école majorquine.
  4. Case 04 C’est aussi l’une des premières cartes à représenter les Canaries. On y lit « Insula de Lanzarotus Marocelus », clin d’œil au navigateur génois Lancelotto Malocello. Fuerteventura apparaît comme la forte ventura, et Lobos sous la mention vegi marin, référence au phoque moine. De simples îles deviennent des témoins d’explorations oubliées.
  5. Case 05 Pourquoi cette précision sur les îles atlantiques en 1339 ? Certains y voient la trace de voyages antérieurs à ceux officiellement reconnus. Lanzarote porte fièrement l’écu de Gênes, preuve de liens directs avec Malocello. Mais cette carte mélange aussi noms antiques et nouvelles découvertes, brouillant les frontières entre savoirs hérités et explorations réelles.
  6. Case 06 Qui était Angelino Dulcert ? Les experts pensent qu’il s’agit d’Angelino de Dalorto, un cartographe actif à Gênes avant de s’installer à Majorque. Mais son identité exacte demeure débattue. Une chose est sûre : sa carte de 1339 marque une rupture, un passage de l’école italienne à l’école majorquine, plus érudite et plus visuelle.
  7. Case 07 Les chercheurs modernes ont testé le portulan avec des outils cartographiques numériques. Résultat : une précision remarquable en Méditerranée, mais des déformations à mesure qu’on s’éloigne. Certains y voient la preuve d’une méthode empirique, d’autres soupçonnent des grilles géodésiques héritées d’un savoir plus ancien… une hypothèse qui nourrit encore les débats.
  8. Case 08 Dulcert 1339 ne fut qu’une étape. Avant lui, Dalorto dessinait la Méditerranée en 1325. Après lui, Pizzigano en 1367 enrichit les Canaries de nouvelles îles. Puis vint l’Atlas catalan de 1375, chef-d’œuvre majeur. Chaque carte est une pièce d’un puzzle, révélant comment l’Europe médiévale élargissait son horizon, île après île, nom après nom.
  9. Case 09 Et pourtant, malgré ses détails et ses énigmes, bien des zones d’ombre subsistent. D’où venaient réellement les informations de Dulcert ? Quels récits oraux, quels itinéraires marins ont nourri son œuvre ? Était-ce simple compilation, ou bien héritage de savoirs plus anciens, perdus dans les méandres du temps ? Ces questions restent ouvertes.
  10. Case 10 Le portulan de Dulcert n’est pas seulement une carte : c’est une passerelle entre science et légende, entre mer et terre, entre certitude et mystère. Huit siècles plus tard, il continue de nous surprendre, de nous questionner, de nous émerveiller. Comme une étoile figée sur parchemin, il éclaire encore notre désir de découvrir le monde.

Sources et crédits

Auteur et responsable éditorial
Julien Lepage
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