N° 313 · OOPArt · Tome 3

Que faut-il savoir sur le suaire de Turin ?

Sujet : Le suaire de Turin

Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le suaire de Turin. Ce grand linge de lin conservé en Italie porte l’image très pâle d’un homme supplicié, vue de face et de dos. Pour certains, c’est le linceul de Jésus ; pour d’autres, un objet médiéval fascinant, au croisement de l’histoire, de la science et de la foi. Le suaire est un tissu de lin tissé en chevrons, une structure assez élaborée. Son existence est attestée avec certitude au milieu du XIVe siècle en France, dans le village de Lirey. C’est un point essentiel : historiquement, sa trace documentée commence au Moyen Âge, pas dans l’Antiquité.

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Julien Lepage
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Le suaire de Turin, case 1 : Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le suaire de Turin. Ce grand linge de lin conservé en Italie porte l’image très pâle d’un homme supplicié, vue de face et de dos. Pour certains, c’est le linceul de Jésus ; pour d’autres, un objet médiéval fascinant, au croisement de l’histoire, de la science et de la foi.
Case 01 — Le suaire de Turin
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Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le suaire de Turin. Ce grand linge de lin conservé en Italie porte l’image très pâle d’un homme supplicié, vue de face et de dos. Pour certains, c’est le linceul de Jésus ; pour d’autres, un objet médiéval fascinant, au croisement de l’histoire, de la science et de la foi.

Le suaire de Turin, case 2 : Le suaire est un tissu de lin tissé en chevrons, une structure assez élaborée. Son existence est attestée avec certitude au milieu du XIVe siècle en France, dans le village de Lirey. C’est un point essentiel : historiquement, sa trace documentée commence au Moyen Âge, pas dans l’Antiquité.
Case 02 — Le suaire de Turin
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Le suaire est un tissu de lin tissé en chevrons, une structure assez élaborée. Son existence est attestée avec certitude au milieu du XIVe siècle en France, dans le village de Lirey. C’est un point essentiel : historiquement, sa trace documentée commence au Moyen Âge, pas dans l’Antiquité.

Le suaire de Turin, case 3 : Dès son apparition, le suaire suscite des réactions opposées. À la fin du XIVe siècle, l’évêque Pierre d’Arcis affirme qu’il s’agit d’un faux habilement fabriqué. Le débat n’est donc pas moderne : il accompagne l’objet presque depuis ses débuts connus.
Case 03 — Le suaire de Turin
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Dès son apparition, le suaire suscite des réactions opposées. À la fin du XIVe siècle, l’évêque Pierre d’Arcis affirme qu’il s’agit d’un faux habilement fabriqué. Le débat n’est donc pas moderne : il accompagne l’objet presque depuis ses débuts connus.

Le suaire de Turin, case 4 : En 1532, un incendie à Chambéry endommage gravement le suaire. La chaleur fait fondre une partie du reliquaire et perce le tissu plié de trous caractéristiques. Deux ans plus tard, des religieuses effectuent des réparations, visibles encore aujourd’hui sur l’objet.
Case 04 — Le suaire de Turin
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En 1532, un incendie à Chambéry endommage gravement le suaire. La chaleur fait fondre une partie du reliquaire et perce le tissu plié de trous caractéristiques. Deux ans plus tard, des religieuses effectuent des réparations, visibles encore aujourd’hui sur l’objet.

Le suaire de Turin, case 5 : En 1898, le photographe Secondo Pia bouleverse le dossier. En développant ses clichés, il découvre que le négatif photo rend le visage du suaire bien plus net que l’original. Cette propriété alimente l’idée que l’image n’est pas une peinture ordinaire, sans prouver pour autant une origine antique.
Case 05 — Le suaire de Turin
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En 1898, le photographe Secondo Pia bouleverse le dossier. En développant ses clichés, il découvre que le négatif photo rend le visage du suaire bien plus net que l’original. Cette propriété alimente l’idée que l’image n’est pas une peinture ordinaire, sans prouver pour autant une origine antique.

Le suaire de Turin, case 6 : En 1978, l’équipe STURP mène l’étude scientifique la plus célèbre du suaire. Ses membres concluent qu’ils ne trouvent pas de preuve simple d’une peinture classique appliquée pour fabriquer toute l’image. Mais ils ne démontrent pas non plus que le tissu date du Ier siècle : le mystère de la formation de l’image reste entier.
Case 06 — Le suaire de Turin
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En 1978, l’équipe STURP mène l’étude scientifique la plus célèbre du suaire. Ses membres concluent qu’ils ne trouvent pas de preuve simple d’une peinture classique appliquée pour fabriquer toute l’image. Mais ils ne démontrent pas non plus que le tissu date du Ier siècle : le mystère de la formation de l’image reste entier.

Le suaire de Turin, case 7 : En 1988, trois laboratoires datent au radiocarbone un échantillon du suaire. Le résultat publié l’année suivante situe le tissu entre 1260 et 1390, ce qui correspond bien au Moyen Âge. C’est aujourd’hui encore l’argument principal en faveur d’un suaire médiéval, même si la qualité et la représentativité de l’échantillon continuent d’être discutées.
Case 07 — Le suaire de Turin
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En 1988, trois laboratoires datent au radiocarbone un échantillon du suaire. Le résultat publié l’année suivante situe le tissu entre 1260 et 1390, ce qui correspond bien au Moyen Âge. C’est aujourd’hui encore l’argument principal en faveur d’un suaire médiéval, même si la qualité et la représentativité de l’échantillon continuent d’être discutées.

Le suaire de Turin, case 8 : Les débats ne portent pas seulement sur la date. Certains chercheurs jugent que les traces rouges pourraient contenir des éléments compatibles avec du sang ; d’autres estiment que plusieurs coulures ne correspondent pas bien à un corps réel. On a aussi trouvé pollens, poussières et ADN variés, mais ces indices sont difficiles à interpréter, car le suaire a été manipulé pendant des siècles.
Case 08 — Le suaire de Turin
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Les débats ne portent pas seulement sur la date. Certains chercheurs jugent que les traces rouges pourraient contenir des éléments compatibles avec du sang ; d’autres estiment que plusieurs coulures ne correspondent pas bien à un corps réel. On a aussi trouvé pollens, poussières et ADN variés, mais ces indices sont difficiles à interpréter, car le suaire a été manipulé pendant des siècles.

Le suaire de Turin, case 9 : Le plus grand trou noir du dossier concerne l’histoire du suaire avant le XIVe siècle. Des auteurs le relient au Mandylion d’Édesse ou à certaines images byzantines, mais aucune chaîne documentaire continue ne permet de l’affirmer. C’est là que se séparent surtout les approches : les uns voient des indices anciens convergents, les autres un objet de dévotion apparu au bon moment dans l’Occident médiéval.
Case 09 — Le suaire de Turin
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Le plus grand trou noir du dossier concerne l’histoire du suaire avant le XIVe siècle. Des auteurs le relient au Mandylion d’Édesse ou à certaines images byzantines, mais aucune chaîne documentaire continue ne permet de l’affirmer. C’est là que se séparent surtout les approches : les uns voient des indices anciens convergents, les autres un objet de dévotion apparu au bon moment dans l’Occident médiéval.

Le suaire de Turin, case 10 : Le suaire de Turin est donc à la fois une relique, un objet historique et une énigme scientifique partielle. Son existence médiévale est bien documentée, mais plusieurs de ses propriétés continuent de nourrir la recherche et les débats. Et c’est peut-être pour cela qu’il fascine autant : il oblige à distinguer ce que l’on sait, ce que l’on croit, et ce qu’on ne sait toujours pas.
Case 10 — Le suaire de Turin
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Le suaire de Turin est donc à la fois une relique, un objet historique et une énigme scientifique partielle. Son existence médiévale est bien documentée, mais plusieurs de ses propriétés continuent de nourrir la recherche et les débats. Et c’est peut-être pour cela qu’il fascine autant : il oblige à distinguer ce que l’on sait, ce que l’on croit, et ce qu’on ne sait toujours pas.

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Retrouvez ici le texte de l’épisode dans l’ordre de lecture.

  1. Case 01 Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir le suaire de Turin. Ce grand linge de lin conservé en Italie porte l’image très pâle d’un homme supplicié, vue de face et de dos. Pour certains, c’est le linceul de Jésus ; pour d’autres, un objet médiéval fascinant, au croisement de l’histoire, de la science et de la foi.
  2. Case 02 Le suaire est un tissu de lin tissé en chevrons, une structure assez élaborée. Son existence est attestée avec certitude au milieu du XIVe siècle en France, dans le village de Lirey. C’est un point essentiel : historiquement, sa trace documentée commence au Moyen Âge, pas dans l’Antiquité.
  3. Case 03 Dès son apparition, le suaire suscite des réactions opposées. À la fin du XIVe siècle, l’évêque Pierre d’Arcis affirme qu’il s’agit d’un faux habilement fabriqué. Le débat n’est donc pas moderne : il accompagne l’objet presque depuis ses débuts connus.
  4. Case 04 En 1532, un incendie à Chambéry endommage gravement le suaire. La chaleur fait fondre une partie du reliquaire et perce le tissu plié de trous caractéristiques. Deux ans plus tard, des religieuses effectuent des réparations, visibles encore aujourd’hui sur l’objet.
  5. Case 05 En 1898, le photographe Secondo Pia bouleverse le dossier. En développant ses clichés, il découvre que le négatif photo rend le visage du suaire bien plus net que l’original. Cette propriété alimente l’idée que l’image n’est pas une peinture ordinaire, sans prouver pour autant une origine antique.
  6. Case 06 En 1978, l’équipe STURP mène l’étude scientifique la plus célèbre du suaire. Ses membres concluent qu’ils ne trouvent pas de preuve simple d’une peinture classique appliquée pour fabriquer toute l’image. Mais ils ne démontrent pas non plus que le tissu date du Ier siècle : le mystère de la formation de l’image reste entier.
  7. Case 07 En 1988, trois laboratoires datent au radiocarbone un échantillon du suaire. Le résultat publié l’année suivante situe le tissu entre 1260 et 1390, ce qui correspond bien au Moyen Âge. C’est aujourd’hui encore l’argument principal en faveur d’un suaire médiéval, même si la qualité et la représentativité de l’échantillon continuent d’être discutées.
  8. Case 08 Les débats ne portent pas seulement sur la date. Certains chercheurs jugent que les traces rouges pourraient contenir des éléments compatibles avec du sang ; d’autres estiment que plusieurs coulures ne correspondent pas bien à un corps réel. On a aussi trouvé pollens, poussières et ADN variés, mais ces indices sont difficiles à interpréter, car le suaire a été manipulé pendant des siècles.
  9. Case 09 Le plus grand trou noir du dossier concerne l’histoire du suaire avant le XIVe siècle. Des auteurs le relient au Mandylion d’Édesse ou à certaines images byzantines, mais aucune chaîne documentaire continue ne permet de l’affirmer. C’est là que se séparent surtout les approches : les uns voient des indices anciens convergents, les autres un objet de dévotion apparu au bon moment dans l’Occident médiéval.
  10. Case 10 Le suaire de Turin est donc à la fois une relique, un objet historique et une énigme scientifique partielle. Son existence médiévale est bien documentée, mais plusieurs de ses propriétés continuent de nourrir la recherche et les débats. Et c’est peut-être pour cela qu’il fascine autant : il oblige à distinguer ce que l’on sait, ce que l’on croit, et ce qu’on ne sait toujours pas.

Sources et crédits

Auteur et responsable éditorial
Julien Lepage
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