N° 012 · Ésotérisme · Tome 2
Le comte de Saint-Germain avait-il découvert le secret de l’immortalité ?
Sujet : Le comte de Saint-Germain
Alchimiste, musicien, diplomate et aventurier, le comte de Saint-Germain fascina les cours européennes du XVIIIe siècle sans jamais révéler clairement son identité. Il prétendait maîtriser la transformation des métaux, perfectionner les pierres précieuses et conserver la jeunesse, tandis que son érudition et ses récits semblaient défier le temps. Sa mort est enregistrée en 1784, mais les rumeurs d’apparitions ultérieures ont nourri la légende d’un homme immortel qui traverserait secrètement les siècles.
- Auteur
- Julien Lepage
- Publié le
- Lecture
- 2 min
Lire la transcription de la case 01
Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir… le comte de Saint-Germain, l’homme qui ne mourait jamais ! Ce personnage du XVIIIe siècle fut musicien virtuose, chimiste brillant, diplomate mystérieux et polyglotte exceptionnel. Il éblouit les cours d’Europe, parlant douze langues, couvert de diamants. Voltaire écrivit de lui : « C’est un homme qui sait tout et qui ne meurt point. ». Entre faits vérifiables et légende fascinante, plongeons dans cette énigme historique !
Lire la transcription de la case 02
Première trace solide : Londres, décembre 1745. L’écrivain Horace Walpole mentionne dans une lettre l’arrestation d’un mystérieux « Count St. Germain », rapidement relâché faute de preuves. Ce témoignage de première main le décrit comme fantasque, mais extraordinairement talentueux au violon. Dès cette première apparition, il fascine : il ne se cache pas, au contraire, il brille en société et étonne par son érudition. Un homme bien réel… qui va devenir légende.
Lire la transcription de la case 03
À Paris, vers 1758, il éblouit Versailles ! Madame du Hausset, femme de chambre de Madame de Pompadour, témoigne avoir vu Saint-Germain rendre son éclat à un diamant taché du roi. Il maîtrisait parfaitement la chimie des teintures et des vernis. Louis XV lui attribue même le château de Chambord pour y installer son laboratoire ! Le marquis de Valbelle jura l’avoir vu transformer une pièce d’argent en or pur. Science avancée ou prestidigitation géniale ?
Lire la transcription de la case 04
Mais comment naît la légende d’immortalité ? En 1760, le duc de Choiseul, jaloux de sa proximité avec le roi, engage un comédien nommé Gauve pour se faire passer pour Saint-Germain dans Paris ! Ce faux comte raconte avoir bu avec Alexandre le Grand, connu Jésus, chassé avec Charlemagne… Des absurdités ! Mais ces histoires se mêlent aux vrais témoignages. Le mythe s’emballe : confusion créée, légende amplifiée. Un sabotage génial qui devient fondateur !
Lire la transcription de la case 05
Mais revenons aux faits ! Preuve matérielle incontestable : des partitions portent son nom. Entre 1745 et 1765, l’éditeur londonien Walsh publia ses sonates pour violons et basse continue, ainsi que des mélodies vocales. Ces œuvres sont conservées à la British Library et accessibles en ligne. Saint-Germain n’est donc pas qu’un mystificateur : c’est un musicien publié et reconnu ! Des notes sur du papier, de l’encre et du talent vérifiable.
Lire la transcription de la case 06
Registre paroissial officiel : décès à Eckernförde le 27 février 1784, inhumation près de St-Nicolai. Il avait environ 93 ans. Un document administratif ordinaire pour un mort ordinaire… Mais la comtesse de Genlis jura l’avoir rencontré à Vienne en 1821, soit 37 ans après sa mort ! Le comte de Châlons affirma l’avoir vu à Venise. Et quand des théosophes ouvrirent son caveau au XIXe siècle : vide ! La mort officielle n’arrête pas la légende.
Lire la transcription de la case 07
Janvier 1972, sensation à la télé française ! Richard Chanfray affirme être Saint-Germain réincarné, âgé de 17 000 ans ! Il « transmute » du plomb en or devant les caméras de l’émission « Le Troisième Œil ». Il devient le compagnon glamour de la chanteuse Dalida, enregistre même des chansons avec elle ! Pascal Sevran lui consacre un livre… qu’il avouera plus tard être « bidon » ! En 1983, tragédie : Chanfray se suicide. L’immortel autoproclamé meurt à 43 ans.
Lire la transcription de la case 08
La Très sainte Trinosophie, manuscrit ésotérique fascinant conservé à Troyes, lui est traditionnellement attribué. Mais l’ouvrage fut saisi sur Cagliostro à Rome en 1789 ! Cagliostro, qui se présentait comme son disciple, l’avait peut-être écrit lui-même. Ou copié d’un original de Saint-Germain ? Impossible à trancher. L’objet réel existe, magnifique. L’auteur reste une énigme. Entre l’encre vérifiable et l’attribution douteuse, le mystère s’épaissit encore.
Lire la transcription de la case 09
Les apparitions continuent au XXe siècle ! En 1930, l’Américain Godfré Ray King affirme l’avoir rencontré en Californie, créant le mouvement I AM Activity. En 1945, Le Parisien libéré rapporte son apparition sur la Côte d’Azur ! Il devient « Maître ascensionné » pour des millions de croyants. Les historiens distinguent les faits du XVIIIe siècle (archives vérifiables) des croyances modernes (invérifiables). Deux histoires parallèles : l’homme documenté… et le mythe immortel.
Lire la transcription de la case 10
Que reste-t-il ? Un homme réel qui vécut au XVIIIe siècle : musicien publié, chimiste talentueux, diplomate raté. Un comédien payé qui amplifia sa légende. Un acte de décès en 1784. Mais aussi des apparitions posthumes pendant deux siècles, un caveau vide, des témoins sincères, et Chanfray à la télé ! La frontière entre l’homme et le mythe s’est définitivement brouillée…
Transcription complète
Retrouvez ici le texte de l’épisode dans l’ordre de lecture.
- Case 01 Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir… le comte de Saint-Germain, l’homme qui ne mourait jamais ! Ce personnage du XVIIIe siècle fut musicien virtuose, chimiste brillant, diplomate mystérieux et polyglotte exceptionnel. Il éblouit les cours d’Europe, parlant douze langues, couvert de diamants. Voltaire écrivit de lui : « C’est un homme qui sait tout et qui ne meurt point. ». Entre faits vérifiables et légende fascinante, plongeons dans cette énigme historique !
- Case 02 Première trace solide : Londres, décembre 1745. L’écrivain Horace Walpole mentionne dans une lettre l’arrestation d’un mystérieux « Count St. Germain », rapidement relâché faute de preuves. Ce témoignage de première main le décrit comme fantasque, mais extraordinairement talentueux au violon. Dès cette première apparition, il fascine : il ne se cache pas, au contraire, il brille en société et étonne par son érudition. Un homme bien réel… qui va devenir légende.
- Case 03 À Paris, vers 1758, il éblouit Versailles ! Madame du Hausset, femme de chambre de Madame de Pompadour, témoigne avoir vu Saint-Germain rendre son éclat à un diamant taché du roi. Il maîtrisait parfaitement la chimie des teintures et des vernis. Louis XV lui attribue même le château de Chambord pour y installer son laboratoire ! Le marquis de Valbelle jura l’avoir vu transformer une pièce d’argent en or pur. Science avancée ou prestidigitation géniale ?
- Case 04 Mais comment naît la légende d’immortalité ? En 1760, le duc de Choiseul, jaloux de sa proximité avec le roi, engage un comédien nommé Gauve pour se faire passer pour Saint-Germain dans Paris ! Ce faux comte raconte avoir bu avec Alexandre le Grand, connu Jésus, chassé avec Charlemagne… Des absurdités ! Mais ces histoires se mêlent aux vrais témoignages. Le mythe s’emballe : confusion créée, légende amplifiée. Un sabotage génial qui devient fondateur !
- Case 05 Mais revenons aux faits ! Preuve matérielle incontestable : des partitions portent son nom. Entre 1745 et 1765, l’éditeur londonien Walsh publia ses sonates pour violons et basse continue, ainsi que des mélodies vocales. Ces œuvres sont conservées à la British Library et accessibles en ligne. Saint-Germain n’est donc pas qu’un mystificateur : c’est un musicien publié et reconnu ! Des notes sur du papier, de l’encre et du talent vérifiable.
- Case 06 Registre paroissial officiel : décès à Eckernförde le 27 février 1784, inhumation près de St-Nicolai. Il avait environ 93 ans. Un document administratif ordinaire pour un mort ordinaire… Mais la comtesse de Genlis jura l’avoir rencontré à Vienne en 1821, soit 37 ans après sa mort ! Le comte de Châlons affirma l’avoir vu à Venise. Et quand des théosophes ouvrirent son caveau au XIXe siècle : vide ! La mort officielle n’arrête pas la légende.
- Case 07 Janvier 1972, sensation à la télé française ! Richard Chanfray affirme être Saint-Germain réincarné, âgé de 17 000 ans ! Il « transmute » du plomb en or devant les caméras de l’émission « Le Troisième Œil ». Il devient le compagnon glamour de la chanteuse Dalida, enregistre même des chansons avec elle ! Pascal Sevran lui consacre un livre… qu’il avouera plus tard être « bidon » ! En 1983, tragédie : Chanfray se suicide. L’immortel autoproclamé meurt à 43 ans.
- Case 08 La Très sainte Trinosophie, manuscrit ésotérique fascinant conservé à Troyes, lui est traditionnellement attribué. Mais l’ouvrage fut saisi sur Cagliostro à Rome en 1789 ! Cagliostro, qui se présentait comme son disciple, l’avait peut-être écrit lui-même. Ou copié d’un original de Saint-Germain ? Impossible à trancher. L’objet réel existe, magnifique. L’auteur reste une énigme. Entre l’encre vérifiable et l’attribution douteuse, le mystère s’épaissit encore.
- Case 09 Les apparitions continuent au XXe siècle ! En 1930, l’Américain Godfré Ray King affirme l’avoir rencontré en Californie, créant le mouvement I AM Activity. En 1945, Le Parisien libéré rapporte son apparition sur la Côte d’Azur ! Il devient « Maître ascensionné » pour des millions de croyants. Les historiens distinguent les faits du XVIIIe siècle (archives vérifiables) des croyances modernes (invérifiables). Deux histoires parallèles : l’homme documenté… et le mythe immortel.
- Case 10 Que reste-t-il ? Un homme réel qui vécut au XVIIIe siècle : musicien publié, chimiste talentueux, diplomate raté. Un comédien payé qui amplifia sa légende. Un acte de décès en 1784. Mais aussi des apparitions posthumes pendant deux siècles, un caveau vide, des témoins sincères, et Chanfray à la télé ! La frontière entre l’homme et le mythe s’est définitivement brouillée…
Ce qu’il faut retenir
- Ses véritables origines et son année de naissance restent inconnues
- Il fréquenta les cours européennes et obtint notamment la faveur de Louis XV
- Il fut musicien, compositeur, polyglotte et expérimentateur en chimie et en alchimie
- Il employa de nombreux noms et titres au cours de ses voyages
- Ses affirmations sur son âge et ses pouvoirs contribuèrent largement à sa légende
- Son décès fut enregistré à Eckernförde le 27 février 1784
Sources et crédits
- Auteur et responsable éditorial
- Julien Lepage
- Date de publication
Références principales
- Ville d’Eckernförde, histoire de la ville (nouvel onglet)
- Ville d’Eckernförde, personnalités célèbres (nouvel onglet)
- Literaturland Schleswig-Holstein, Graf von Saint-Germain (nouvel onglet)
- Project Gutenberg, Gustav Berthold Volz, Der Graf von Saint-Germain (nouvel onglet)
- Wikipédia, Count of St. Germain (nouvel onglet)
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ISBN-13 : 979-8196515262
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