The discovery
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The discovery, réalisé par Charlie McDowell, avait tout pour intriguer : un concept fort, un casting solide mené par Robert Redford, Jason Segel et Rooney Mara, et une promesse de science-fiction cérébrale teintée de drame existentiel. Le film s'inscrit dans la lignée des productions ambitieuses de Netflix, cherchant à allier grand spectacle et réflexion métaphysique. L'idée de départ a de quoi captiver : et si la preuve scientifique de la vie après la mort était découverte ? Quelle en serait la conséquence sur l'humanité ? Malheureusement, si le concept intrigue, son traitement laisse sur sa faim.
L'histoire s'ouvre sur un monde bouleversé par la découverte du docteur Thomas Harbor (Robert Redford), qui a prouvé l'existence d'un au-delà. Cette révélation a entraîné une vague de suicides sans précédent, des millions de personnes décidant de quitter ce monde pour explorer ce qu'il y a après. Son fils, Will (Jason Segel), sceptique, se rend sur l'île où son père poursuit ses recherches, dans une vaste demeure transformée en centre d'expérimentation. Il y rencontre Isla (Rooney Mara), une femme brisée par son passé, et découvre peu à peu que les implications de cette découverte vont bien au-delà de ce que l'on pouvait imaginer.
Là où le film aurait pu être un thriller métaphysique haletant ou un drame poignant sur l'impact d'une telle révélation, il se perd dans un mélange de genres qui ne prend jamais vraiment. L'enquête autour de la découverte et de ses conséquences reste en surface, les relations entre les personnages manquent de profondeur et la romance entre Will et Isla semble plaquée, sans réelle alchimie. On sent que Charlie McDowell tente de jouer sur les codes du cinéma de David Cronenberg pour le malaise et de Michel Gondry pour le lyrisme mélancolique, mais sans réussir à créer une véritable tension ou émotion. À mesure que le récit avance, on devine aisément les ressorts scénaristiques, notamment le twist final, qui aurait pu être marquant s'il avait été mieux amené.
Les personnages sont censés porter le film, mais ils peinent à exister pleinement. Will, pourtant au centre de l'intrigue, est trop neutre pour que l'on s'attache vraiment à lui, et ses dilemmes restent flous. Isla, avec son passé douloureux et son aura mystérieuse, est sans doute le personnage le plus intéressant, mais son évolution est trop linéaire pour vraiment marquer. Quant à Thomas Harbor, figure charismatique par essence, il est sous-exploité, réduit à un rôle de scientifique reclus au charisme évanescent.
Le film soulève pourtant des questions passionnantes : jusqu'où l'homme est-il prêt à aller pour percer le mystère de la mort ? L'au-delà, même prouvé, est-il une promesse ou un piège ? Malheureusement, les pistes ouvertes restent inexplorées, et la réflexion, au lieu d'être stimulante, finit par se diluer dans une intrigue qui hésite entre drame intimiste et récit d'anticipation. À force de ne pas choisir son angle, le film donne l'impression de n'être qu'une succession de scènes où l'on effleure le sujet sans jamais l'embrasser pleinement.
Côté mise en scène, Charlie McDowell joue la carte de la sobriété, avec une photographie froide et une réalisation épurée. Certains plans sont réussis, notamment ceux qui traduisent l'étrangeté de ce monde où la mort a perdu son tabou, mais l'ensemble manque de souffle. La bande-son, discrète, accompagne bien l'atmosphère pesante, mais ne parvient pas à compenser le manque de tension dramatique.
Les acteurs, pourtant talentueux, ne parviennent pas à transcender un script qui les bride. Robert Redford, qu'on aurait pu espérer plus magnétique, semble effacé, tandis que Jason Segel, bien que crédible dans un rôle à contre-emploi, peine à captiver. Rooney Mara tire son épingle du jeu en injectant un peu de trouble et de fragilité à son personnage, mais cela ne suffit pas à donner du relief au film.
Au final, The discovery reste une proposition intrigante mais inaboutie. Trop hésitant dans sa direction, il échoue à exploiter tout le potentiel de son idée de départ et se perd dans un récit trop froid pour émouvoir et trop peu maîtrisé pour captiver. Un film qui aurait pu marquer les esprits mais qui, au final, laisse peu de traces une fois le générique de fin déroulé.
L'histoire s'ouvre sur un monde bouleversé par la découverte du docteur Thomas Harbor (Robert Redford), qui a prouvé l'existence d'un au-delà. Cette révélation a entraîné une vague de suicides sans précédent, des millions de personnes décidant de quitter ce monde pour explorer ce qu'il y a après. Son fils, Will (Jason Segel), sceptique, se rend sur l'île où son père poursuit ses recherches, dans une vaste demeure transformée en centre d'expérimentation. Il y rencontre Isla (Rooney Mara), une femme brisée par son passé, et découvre peu à peu que les implications de cette découverte vont bien au-delà de ce que l'on pouvait imaginer.
Là où le film aurait pu être un thriller métaphysique haletant ou un drame poignant sur l'impact d'une telle révélation, il se perd dans un mélange de genres qui ne prend jamais vraiment. L'enquête autour de la découverte et de ses conséquences reste en surface, les relations entre les personnages manquent de profondeur et la romance entre Will et Isla semble plaquée, sans réelle alchimie. On sent que Charlie McDowell tente de jouer sur les codes du cinéma de David Cronenberg pour le malaise et de Michel Gondry pour le lyrisme mélancolique, mais sans réussir à créer une véritable tension ou émotion. À mesure que le récit avance, on devine aisément les ressorts scénaristiques, notamment le twist final, qui aurait pu être marquant s'il avait été mieux amené.
Les personnages sont censés porter le film, mais ils peinent à exister pleinement. Will, pourtant au centre de l'intrigue, est trop neutre pour que l'on s'attache vraiment à lui, et ses dilemmes restent flous. Isla, avec son passé douloureux et son aura mystérieuse, est sans doute le personnage le plus intéressant, mais son évolution est trop linéaire pour vraiment marquer. Quant à Thomas Harbor, figure charismatique par essence, il est sous-exploité, réduit à un rôle de scientifique reclus au charisme évanescent.
Le film soulève pourtant des questions passionnantes : jusqu'où l'homme est-il prêt à aller pour percer le mystère de la mort ? L'au-delà, même prouvé, est-il une promesse ou un piège ? Malheureusement, les pistes ouvertes restent inexplorées, et la réflexion, au lieu d'être stimulante, finit par se diluer dans une intrigue qui hésite entre drame intimiste et récit d'anticipation. À force de ne pas choisir son angle, le film donne l'impression de n'être qu'une succession de scènes où l'on effleure le sujet sans jamais l'embrasser pleinement.
Côté mise en scène, Charlie McDowell joue la carte de la sobriété, avec une photographie froide et une réalisation épurée. Certains plans sont réussis, notamment ceux qui traduisent l'étrangeté de ce monde où la mort a perdu son tabou, mais l'ensemble manque de souffle. La bande-son, discrète, accompagne bien l'atmosphère pesante, mais ne parvient pas à compenser le manque de tension dramatique.
Les acteurs, pourtant talentueux, ne parviennent pas à transcender un script qui les bride. Robert Redford, qu'on aurait pu espérer plus magnétique, semble effacé, tandis que Jason Segel, bien que crédible dans un rôle à contre-emploi, peine à captiver. Rooney Mara tire son épingle du jeu en injectant un peu de trouble et de fragilité à son personnage, mais cela ne suffit pas à donner du relief au film.
Au final, The discovery reste une proposition intrigante mais inaboutie. Trop hésitant dans sa direction, il échoue à exploiter tout le potentiel de son idée de départ et se perd dans un récit trop froid pour émouvoir et trop peu maîtrisé pour captiver. Un film qui aurait pu marquer les esprits mais qui, au final, laisse peu de traces une fois le générique de fin déroulé.
Ma note41%
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