Taxi 2
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On aurait pu espérer une évolution, une petite prise de risque, un brin d'intelligence supplémentaire dans ce deuxième volet. Mais non. Avec Taxi 2, la saga de Luc Besson s'engage dans une voie que l'on sentait déjà poindre dans le premier film : celle de la surenchère grotesque.
Dès les premières minutes, on retrouve Daniel (Samy Naceri), toujours au volant de sa Peugeot 406 modifiée, et Émilien (Frédéric Diefenthal), toujours aussi incompétent dans son métier de policier. Cette fois, nos héros se retrouvent impliqués dans une affaire de sécurité nationale : un ministre japonais est en visite en France pour évaluer les capacités anti-gang de notre police. Évidemment, l'opération tourne au fiasco et le ministre est kidnappé par des Yakuzas, ce qui force Daniel et Émilien à le poursuivre jusqu'à Paris. Une course-poursuite, quelques gags foireux, une caricature de l'armée française et le tour est joué.
Le scénario recycle paresseusement tous les éléments du premier film en y ajoutant une couche d'absurde. Déjà que Taxi était un prétexte à des cascades et des dialogues taillés à la truelle, ici on tombe dans le cartoonesque à tel point qu'on peine à se sentir impliqué. Le premier film avait au moins le mérite d'avoir une énergie brute, des dialogues bien sentis et des poursuites bien rythmées. Ici, on remplace l'humour déjà balourd par du slapstick mal exécuté, et on troque les courses-poursuites effrénées contre des scènes dignes d'un jeu vidéo mal scripté.
Les personnages sont figés dans des archétypes encore plus grotesques que dans le premier volet. Daniel est toujours ce chauffeur grande gueule qui roule comme un fou et ridiculise tout ce qui porte un uniforme. Émilien, lui, sombre dans la crétinisation absolue, enchaînant les maladresses et ne servant plus qu'à être la victime comique de situations toujours plus abracadabrantesques. Marion Cotillard, qui incarne Lilly, voit son rôle réduit à celui de petite amie reléguée en arrière-plan, comme si elle était juste là pour rappeler que Daniel a une vie personnelle. Quant au commissaire Gibert (Bernard Farcy), il passe de clown maladroit à caricature délirante d'imbécillité.
Les thèmes abordés sont aussi subtils qu'un tank dans une verrière. La police est toujours présentée comme une bande de bras cassés, l'armée est rabaissée à une caricature de bétisier militaire, et les Japonais sont dépeints avec une accumulation de clichés digne des pires comédies des années 70. On frôle le racisme assumé avec des dialogues qui martèlent des « niakwé » et des « con-nichon-ha » à tout bout de champ. Ça aurait pu être une parodie décalée, mais non, c'est juste un humour désuet qui tombe à plat.
Côté réalisation, Gérard Krawczyk ne fait pas d'étincelles. Si Taxi bénéficiait d'une mise en scène rythmée, ici, tout est saturé de coupes trop rapides et d'effets clinquants qui rendent les scènes d'action illisibles. L'ajout des scènes avec l'avion et le parachutage du taxi relève plus de la mauvaise blague que du véritable spectacle. Quant à la bande-son, on retrouve une compilation de titres calibrés pour le grand public, mais qui peinent à insuffler une quelconque énergie à l'ensemble.
Le casting fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui donne. Samy Naceri a toujours son bagout habituel et Frédéric Diefenthal surjoue à fond la carte du benêt. Marion Cotillard semble absente, comme si elle savait déjà qu'elle était trop bien pour ce genre de production. Bernard Farcy, lui, a carrément basculé dans le cabotinage total. Les seconds rôles sont anecdotiques et les antagonistes japonais sont dépouillés de toute substance.
En résumé, Taxi 2 est la démonstration parfaite qu'un succès commercial peut engendrer des suites sans saveur. Tout ce qui fonctionnait à peu près dans le premier volet est ici démultiplié jusqu'à l'absurde. Humour bas de plafond, cascades illisibles, personnages crétinisés et scénario en roue libre... Tout est à jeter. S'il y a une qualité à ce film, c'est qu'il offre un parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire dans une suite. Dommage, car Taxi avait, lui, un petit charme. Ici, tout n'est que caricature et désastre cinématographique.
Dès les premières minutes, on retrouve Daniel (Samy Naceri), toujours au volant de sa Peugeot 406 modifiée, et Émilien (Frédéric Diefenthal), toujours aussi incompétent dans son métier de policier. Cette fois, nos héros se retrouvent impliqués dans une affaire de sécurité nationale : un ministre japonais est en visite en France pour évaluer les capacités anti-gang de notre police. Évidemment, l'opération tourne au fiasco et le ministre est kidnappé par des Yakuzas, ce qui force Daniel et Émilien à le poursuivre jusqu'à Paris. Une course-poursuite, quelques gags foireux, une caricature de l'armée française et le tour est joué.
Le scénario recycle paresseusement tous les éléments du premier film en y ajoutant une couche d'absurde. Déjà que Taxi était un prétexte à des cascades et des dialogues taillés à la truelle, ici on tombe dans le cartoonesque à tel point qu'on peine à se sentir impliqué. Le premier film avait au moins le mérite d'avoir une énergie brute, des dialogues bien sentis et des poursuites bien rythmées. Ici, on remplace l'humour déjà balourd par du slapstick mal exécuté, et on troque les courses-poursuites effrénées contre des scènes dignes d'un jeu vidéo mal scripté.
Les personnages sont figés dans des archétypes encore plus grotesques que dans le premier volet. Daniel est toujours ce chauffeur grande gueule qui roule comme un fou et ridiculise tout ce qui porte un uniforme. Émilien, lui, sombre dans la crétinisation absolue, enchaînant les maladresses et ne servant plus qu'à être la victime comique de situations toujours plus abracadabrantesques. Marion Cotillard, qui incarne Lilly, voit son rôle réduit à celui de petite amie reléguée en arrière-plan, comme si elle était juste là pour rappeler que Daniel a une vie personnelle. Quant au commissaire Gibert (Bernard Farcy), il passe de clown maladroit à caricature délirante d'imbécillité.
Les thèmes abordés sont aussi subtils qu'un tank dans une verrière. La police est toujours présentée comme une bande de bras cassés, l'armée est rabaissée à une caricature de bétisier militaire, et les Japonais sont dépeints avec une accumulation de clichés digne des pires comédies des années 70. On frôle le racisme assumé avec des dialogues qui martèlent des « niakwé » et des « con-nichon-ha » à tout bout de champ. Ça aurait pu être une parodie décalée, mais non, c'est juste un humour désuet qui tombe à plat.
Côté réalisation, Gérard Krawczyk ne fait pas d'étincelles. Si Taxi bénéficiait d'une mise en scène rythmée, ici, tout est saturé de coupes trop rapides et d'effets clinquants qui rendent les scènes d'action illisibles. L'ajout des scènes avec l'avion et le parachutage du taxi relève plus de la mauvaise blague que du véritable spectacle. Quant à la bande-son, on retrouve une compilation de titres calibrés pour le grand public, mais qui peinent à insuffler une quelconque énergie à l'ensemble.
Le casting fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui donne. Samy Naceri a toujours son bagout habituel et Frédéric Diefenthal surjoue à fond la carte du benêt. Marion Cotillard semble absente, comme si elle savait déjà qu'elle était trop bien pour ce genre de production. Bernard Farcy, lui, a carrément basculé dans le cabotinage total. Les seconds rôles sont anecdotiques et les antagonistes japonais sont dépouillés de toute substance.
En résumé, Taxi 2 est la démonstration parfaite qu'un succès commercial peut engendrer des suites sans saveur. Tout ce qui fonctionnait à peu près dans le premier volet est ici démultiplié jusqu'à l'absurde. Humour bas de plafond, cascades illisibles, personnages crétinisés et scénario en roue libre... Tout est à jeter. S'il y a une qualité à ce film, c'est qu'il offre un parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire dans une suite. Dommage, car Taxi avait, lui, un petit charme. Ici, tout n'est que caricature et désastre cinématographique.
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