N° 363 · Cryptides · Tome 4
Que faut-il savoir sur l’Olgoï-Khorkhoï ?
Sujet : L’Olgoï-Khorkhoï
Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’Olgoï-Khorkhoï, un mystérieux ver géant que les nomades mongols disent vivre ici, dans le désert de Gobi. On l’appelle aussi le ver-intestin, car il ressemblerait à un intestin de vache détaché du corps. Personne, à ce jour, n’a jamais réussi à le capturer ni à le photographier de façon certaine. Voici à quoi ressemblerait l’animal selon les témoignages : un corps rouge sang, sans pattes, mesurant entre 60 centimètres et 1,5 mètre de long, pour un diamètre d’environ 20 centimètres. Sa tête et sa queue seraient si semblables qu’il serait impossible de les distinguer. Les nomades affirment qu’il se déplace en rampant ou en s’enroulant sur lui-même.
- Auteur
- Julien Lepage
- Publié le
- Lecture
- 2 min
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Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’Olgoï-Khorkhoï, un mystérieux ver géant que les nomades mongols disent vivre ici, dans le désert de Gobi. On l’appelle aussi le ver-intestin, car il ressemblerait à un intestin de vache détaché du corps. Personne, à ce jour, n’a jamais réussi à le capturer ni à le photographier de façon certaine.
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Voici à quoi ressemblerait l’animal selon les témoignages : un corps rouge sang, sans pattes, mesurant entre 60 centimètres et 1,5 mètre de long, pour un diamètre d’environ 20 centimètres. Sa tête et sa queue seraient si semblables qu’il serait impossible de les distinguer. Les nomades affirment qu’il se déplace en rampant ou en s’enroulant sur lui-même.
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La première trace écrite occidentale remonte à 1922 : le paléontologue américain Roy Chapman Andrews rencontre des officiels mongols qui lui décrivent une créature mortelle au simple toucher. Étonnamment, aucun de ces témoins n’avait lui-même vu l’animal ! Andrews publiera ce récit en 1926, sans jamais y croire personnellement.
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Vingt ans plus tard, en 1958, le paléontologue soviétique Ivan Yefremov recueille un témoignage similaire auprès d’un vieillard mongol nommé Tseven, lors d’une expédition à la recherche de fossiles du Crétacé. Fait amusant : Yefremov était aussi écrivain de science-fiction, et il publiera même une nouvelle portant le nom de la créature, mélangeant ainsi rapport scientifique et fiction.
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Dans les années 1990, l’explorateur tchèque Ivan Mackerle organise trois expéditions au Gobi. Il invente même un appareil à vibrations inspiré du roman Dune, pensant attirer la créature comme un ver des sables ! Il utilisera aussi des petits explosifs en 1992, puis un avion ultraléger équipé d’une caméra en 2004. Aucune de ces tentatives n’aboutira.
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Un détail fascinant : de nombreux nomades du Gobi refusent même de prononcer le nom de la créature, par crainte d’attirer le mauvais sort. Ce tabou linguistique explique en partie pourquoi si peu de témoignages directs existent. Il rappelle d’autres traditions chamaniques d’Asie du Nord, où certains animaux ne doivent jamais être nommés à voix haute.
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Selon la légende, l’animal tirerait son venin mortel de cette plante parasite appelée goyo, ou des racines du saxaoul auquel elle s’accroche. Problème : les analyses montrent que ni l’une ni l’autre ne sont toxiques ! Le goyo est même parfois consommé comme aliment de secours en période de famine, ce qui contredit cette explication populaire.
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Les scientifiques sérieux proposent deux candidats bien réels pour expliquer cette légende. D’un côté, le boa des sables Eryx tataricus, un serpent robuste vivant en Asie centrale et pouvant atteindre 1,2 mètre. De l’autre, un amphisbène, ou ver-lézard, un reptile fouisseur sans pattes et sans yeux apparents qui ressemble beaucoup aux descriptions des témoins.
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Détail troublant : un authentique fossile d’amphisbène primitif, Slavoia darevskii, âgé de 80 millions d’années, a bel et bien été découvert dans le sol même du Gobi ! Cela ne prouve absolument pas que l’Olgoï-Khorkhoï existe aujourd’hui, mais cette coïncidence géographique nourrit l’imagination des cryptozoologues depuis des décennies.
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Alors, mythe pur ou animal réel encore inconnu ? Après un siècle de recherches, aucune preuve matérielle n’a jamais été trouvée, mais la légende reste solidement ancrée dans la culture mongole. Peut-être que la vraie question n’est pas de savoir si l’Olgoï-Khorkhoï existe, mais pourquoi nous avons tant besoin d’y croire.
Transcription complète
Retrouvez ici le texte de l’épisode dans l’ordre de lecture.
- Case 01 Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’Olgoï-Khorkhoï, un mystérieux ver géant que les nomades mongols disent vivre ici, dans le désert de Gobi. On l’appelle aussi le ver-intestin, car il ressemblerait à un intestin de vache détaché du corps. Personne, à ce jour, n’a jamais réussi à le capturer ni à le photographier de façon certaine.
- Case 02 Voici à quoi ressemblerait l’animal selon les témoignages : un corps rouge sang, sans pattes, mesurant entre 60 centimètres et 1,5 mètre de long, pour un diamètre d’environ 20 centimètres. Sa tête et sa queue seraient si semblables qu’il serait impossible de les distinguer. Les nomades affirment qu’il se déplace en rampant ou en s’enroulant sur lui-même.
- Case 03 La première trace écrite occidentale remonte à 1922 : le paléontologue américain Roy Chapman Andrews rencontre des officiels mongols qui lui décrivent une créature mortelle au simple toucher. Étonnamment, aucun de ces témoins n’avait lui-même vu l’animal ! Andrews publiera ce récit en 1926, sans jamais y croire personnellement.
- Case 04 Vingt ans plus tard, en 1958, le paléontologue soviétique Ivan Yefremov recueille un témoignage similaire auprès d’un vieillard mongol nommé Tseven, lors d’une expédition à la recherche de fossiles du Crétacé. Fait amusant : Yefremov était aussi écrivain de science-fiction, et il publiera même une nouvelle portant le nom de la créature, mélangeant ainsi rapport scientifique et fiction.
- Case 05 Dans les années 1990, l’explorateur tchèque Ivan Mackerle organise trois expéditions au Gobi. Il invente même un appareil à vibrations inspiré du roman Dune, pensant attirer la créature comme un ver des sables ! Il utilisera aussi des petits explosifs en 1992, puis un avion ultraléger équipé d’une caméra en 2004. Aucune de ces tentatives n’aboutira.
- Case 06 Un détail fascinant : de nombreux nomades du Gobi refusent même de prononcer le nom de la créature, par crainte d’attirer le mauvais sort. Ce tabou linguistique explique en partie pourquoi si peu de témoignages directs existent. Il rappelle d’autres traditions chamaniques d’Asie du Nord, où certains animaux ne doivent jamais être nommés à voix haute.
- Case 07 Selon la légende, l’animal tirerait son venin mortel de cette plante parasite appelée goyo, ou des racines du saxaoul auquel elle s’accroche. Problème : les analyses montrent que ni l’une ni l’autre ne sont toxiques ! Le goyo est même parfois consommé comme aliment de secours en période de famine, ce qui contredit cette explication populaire.
- Case 08 Les scientifiques sérieux proposent deux candidats bien réels pour expliquer cette légende. D’un côté, le boa des sables Eryx tataricus, un serpent robuste vivant en Asie centrale et pouvant atteindre 1,2 mètre. De l’autre, un amphisbène, ou ver-lézard, un reptile fouisseur sans pattes et sans yeux apparents qui ressemble beaucoup aux descriptions des témoins.
- Case 09 Détail troublant : un authentique fossile d’amphisbène primitif, Slavoia darevskii, âgé de 80 millions d’années, a bel et bien été découvert dans le sol même du Gobi ! Cela ne prouve absolument pas que l’Olgoï-Khorkhoï existe aujourd’hui, mais cette coïncidence géographique nourrit l’imagination des cryptozoologues depuis des décennies.
- Case 10 Alors, mythe pur ou animal réel encore inconnu ? Après un siècle de recherches, aucune preuve matérielle n’a jamais été trouvée, mais la légende reste solidement ancrée dans la culture mongole. Peut-être que la vraie question n’est pas de savoir si l’Olgoï-Khorkhoï existe, mais pourquoi nous avons tant besoin d’y croire.
Sources et crédits
- Auteur et responsable éditorial
- Julien Lepage
- Date de publication
Les références principales de cet ancien sujet sont en cours d’ajout. La bibliographie de l’encyclopédie est enrichie progressivement.
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