N° 123 · Sports et loisirs · Tome 1
Le pasuckuakohowog était-il vraiment l’ancêtre amérindien du football ?
Sujet : Le pasuckuakohowog
Bien avant la codification du football moderne, des peuples algonquiens de la côte nord-est de l’Amérique auraient pratiqué un spectaculaire jeu de balle appelé pasuckuakohowog. Des centaines de participants pouvaient, selon les récits généralement repris, s’affronter sur un immense terrain en cherchant à envoyer une balle entre deux buts. Toutefois, les règles précises, l’orthographe du nom et plusieurs détails souvent racontés aujourd’hui reposent sur une documentation historique limitée.
- Auteur
- Julien Lepage
- Publié le
- Lecture
- 2 min
Lire la transcription de la case 01
Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir… un jeu oublié, aussi ancien que spectaculaire : le pasuckuakohowog. Ce mot étrange vient d’une langue amérindienne et signifie : « ils se rassemblent pour jouer au ballon avec le pied ». Bien avant le football, des peuples autochtones organisaient des matchs épiques réunissant des centaines de joueurs, sur des terrains longs comme des rivières.
Lire la transcription de la case 02
Le pasuckuakohowog se jouait entre villages, parfois avec plus de 1000 participants ! Le terrain, souvent une plage ou une prairie plate, s’étirait sur un mile entier. On jouait pieds nus, avec une balle en peau bourrée de crin. Et pour pimenter l’enjeu… on misait des objets précieux, du wampum, parfois même son honneur.
Lire la transcription de la case 03
Contrairement aux jeux européens violents de l’époque, ici… pas de coups bas. Pas de tacles. « Ils ne se font jamais tomber », affirmait un colon anglais en 1612. Pasuckuakohowog, c’était un duel d’agilité, de souffle et d’endurance. Des parties pouvaient durer deux jours… avant qu’un seul but soit marqué.
Lire la transcription de la case 04
Une fois le match terminé… les joueurs des deux camps festoyaient ensemble. On partageait des viandes, du maïs, des histoires. Certains se peignaient même le visage pour rester anonymes, évitant les représailles post-match. L’esprit du jeu primait sur la victoire.
Lire la transcription de la case 05
Chez les Powhatans de Virginie, ce jeu était surtout pratiqué par les femmes et les enfants. Mais ailleurs, comme chez les Lenapes, hommes et femmes s’affrontaient… avec des règles différentes. Les femmes avaient le droit de porter la balle à la main, les hommes non. Une manière subtile d’équilibrer les forces.
Lire la transcription de la case 06
C’est grâce à Roger Williams, missionnaire anglais, que l’on connaît ce mot : pasuckquakkohowog. En 1643, il le traduit dans son livre sur les langues indigènes. D’autres colons racontent aussi ces matchs, surpris par leur ampleur… et leur civilité. Des témoignages précieux, rares, mais concordants.
Lire la transcription de la case 07
Ironie de l’histoire… alors que les jeux européens étaient si brutaux qu’ils étaient souvent interdits, les Amérindiens jouaient avec respect. Certains historiens pensent même que cette pratique a inspiré, bien plus tard, des formes plus codifiées du football américain.
Lire la transcription de la case 08
Et ce n’était pas le seul « football » indigène ! Chez les Inuits, on jouait à l’aqsaqtuk, sur glace, avec une balle en mousse. Une légende dit même que les esprits des morts s’affrontent dans le ciel… avec une tête de morse en guise de ballon. Le ballon rond n’a décidément pas de frontières !
Lire la transcription de la case 09
Hélas, ce jeu a peu à peu disparu, étouffé par la colonisation, les interdits, les écoles chrétiennes… et l’oubli. Mais les traces demeurent. Dans les récits, dans les langues, dans les rêves. Le pasuckuakohowog n’est peut-être plus joué… mais il n’a jamais cessé de vivre.
Lire la transcription de la case 10
Derrière chaque passe, chaque but, peut-être subsiste l’écho d’un cri ancien. Pasuckuakohowog : ils se rassemblent pour jouer. Et si le football le plus ancien d’Amérique… avait été joué par ceux qu’on a trop souvent oubliés ?
Transcription complète
Retrouvez ici le texte de l’épisode dans l’ordre de lecture.
- Case 01 Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir… un jeu oublié, aussi ancien que spectaculaire : le pasuckuakohowog. Ce mot étrange vient d’une langue amérindienne et signifie : « ils se rassemblent pour jouer au ballon avec le pied ». Bien avant le football, des peuples autochtones organisaient des matchs épiques réunissant des centaines de joueurs, sur des terrains longs comme des rivières.
- Case 02 Le pasuckuakohowog se jouait entre villages, parfois avec plus de 1000 participants ! Le terrain, souvent une plage ou une prairie plate, s’étirait sur un mile entier. On jouait pieds nus, avec une balle en peau bourrée de crin. Et pour pimenter l’enjeu… on misait des objets précieux, du wampum, parfois même son honneur.
- Case 03 Contrairement aux jeux européens violents de l’époque, ici… pas de coups bas. Pas de tacles. « Ils ne se font jamais tomber », affirmait un colon anglais en 1612. Pasuckuakohowog, c’était un duel d’agilité, de souffle et d’endurance. Des parties pouvaient durer deux jours… avant qu’un seul but soit marqué.
- Case 04 Une fois le match terminé… les joueurs des deux camps festoyaient ensemble. On partageait des viandes, du maïs, des histoires. Certains se peignaient même le visage pour rester anonymes, évitant les représailles post-match. L’esprit du jeu primait sur la victoire.
- Case 05 Chez les Powhatans de Virginie, ce jeu était surtout pratiqué par les femmes et les enfants. Mais ailleurs, comme chez les Lenapes, hommes et femmes s’affrontaient… avec des règles différentes. Les femmes avaient le droit de porter la balle à la main, les hommes non. Une manière subtile d’équilibrer les forces.
- Case 06 C’est grâce à Roger Williams, missionnaire anglais, que l’on connaît ce mot : pasuckquakkohowog. En 1643, il le traduit dans son livre sur les langues indigènes. D’autres colons racontent aussi ces matchs, surpris par leur ampleur… et leur civilité. Des témoignages précieux, rares, mais concordants.
- Case 07 Ironie de l’histoire… alors que les jeux européens étaient si brutaux qu’ils étaient souvent interdits, les Amérindiens jouaient avec respect. Certains historiens pensent même que cette pratique a inspiré, bien plus tard, des formes plus codifiées du football américain.
- Case 08 Et ce n’était pas le seul « football » indigène ! Chez les Inuits, on jouait à l’aqsaqtuk, sur glace, avec une balle en mousse. Une légende dit même que les esprits des morts s’affrontent dans le ciel… avec une tête de morse en guise de ballon. Le ballon rond n’a décidément pas de frontières !
- Case 09 Hélas, ce jeu a peu à peu disparu, étouffé par la colonisation, les interdits, les écoles chrétiennes… et l’oubli. Mais les traces demeurent. Dans les récits, dans les langues, dans les rêves. Le pasuckuakohowog n’est peut-être plus joué… mais il n’a jamais cessé de vivre.
- Case 10 Derrière chaque passe, chaque but, peut-être subsiste l’écho d’un cri ancien. Pasuckuakohowog : ils se rassemblent pour jouer. Et si le football le plus ancien d’Amérique… avait été joué par ceux qu’on a trop souvent oubliés ?
Ce qu’il faut retenir
- Le pasuckuakohowog est généralement attribué à des peuples algonquiens de Nouvelle-Angleterre
- Son nom est souvent traduit par « ils se rassemblent pour jouer à la balle avec le pied »
- Les rencontres auraient réuni de très nombreux participants sur de vastes terrains
- Le jeu aurait été particulièrement physique et aurait parfois causé des blessures
- Les parties pouvaient servir de rencontres sociales entre communautés
- Sa présentation comme ancêtre direct du football moderne doit être considérée avec prudence
Sources et crédits
- Auteur et responsable éditorial
- Julien Lepage
- Date de publication
Références principales
- Encyclopaedia Britannica (nouvel onglet)
- FIFA (nouvel onglet)
- The Football Association (nouvel onglet)
- World History Encyclopedia (nouvel onglet)
- Wikipedia, Pasuckuakohowog (nouvel onglet)
- Wikipedia, Football (nouvel onglet)
- Wikipedia, Association football (nouvel onglet)
- New World Encyclopedia (nouvel onglet)
- Online Etymology Dictionary (nouvel onglet)
- Native Languages of the Americas (nouvel onglet)
À transmettre aux autres curieux
Partager cette découverte
Le lien mène directement à ce sujet, sans passer par la page d’accueil.
Continuer sur papier
Retrouvez cette BD dans le tome 1
Ce recueil réunit ce sujet et d’autres découvertes à lire, conserver et offrir.
ISBN-13 : 979-8278739814
Personnages, lieux et notions