Dragon ball Z : rivaux dangereux
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Parler de ce film sans faire la liste technique version Wikipédia, c'est comme s'asseoir avec un vieux pote pour débattre de ce que Dragon ball Z a fait de mieux… et parfois de moins bien. Dragon ball Z : rivaux dangereux, réalisé par Shigeyasu Yamauchi, est sorti en 1994 dans une frénésie de films DBZ, juste après une avalanche de succès télévisé, et alors que les VHS se vendaient comme des petits pains. On y retrouve Gohan, Goten, Trunks, Videl ou encore de l'inarrêtable Broly, ressuscité littéralement dans la glace et prêt à taper à nouveau sur tout ce qui bouge.
Ce qu'il faut savoir d'emblée, c'est que le film est très court (un peu plus de 50 minutes), et cherche à faire surtout une chose : prolonger la hype autour de Broly, ce Super Saiyan légendaire que les fans adorent ou détestent. L'histoire se déroule après la défaite de Broly contre Gokū ; il finit congélé dans un cratère jusqu'à ce que les pleurs de Goten, provoqués par une scène qui oscille entre humour douteux et simple exutoire narratif, le réveillent. Le ton est donné : c'est un film qui se permet d'être à la fois sérieux dans l'action et étrangement léger voire absurde dans certaines péripéties.
Le scénario joue à fond la carte du déjà-vu et du service minimum. On est là pour voir des bastons, des éclairs d'énergie qui fendent le ciel et des transformations en Super Saiyan qui crient « on en remet une couche ». Mais l'intrigue entre deux combats est mince : un dinosaure ici, un village perdu là, une quête des dragon balls qui ressemble plus à une excuse pour pousser l'action qu'à un vrai développement narratif. On sent clairement les contraintes de format et la volonté de capitaliser sur la formule Broly + combats = fans contents. OK, mais au bout d'un moment, ça tourne un peu en rond.
Les personnages principaux ont de bons moments, mais leur traitement manque de profondeur. Goten et Trunks sont mignons (surtout dans leur dynamique enfantine), mais parfois agaçants parce qu'ils ouvrent aussi la porte à des gags qui tombent à plat : plus drôles dans l'idée qu'efficaces à l'écran. Gohan a sa part d'honneur héroïque, surtout quand le combat devient trop sérieux pour les gamins, mais il ne sort pas franchement grandi de ce métrage. Quant à Broly, il est impressionnant… mais presque trop réduit à une force brute incontrôlée, qui répète « Kakarot » avec une obsession qui finit par ressembler à un tic de scénario plus qu'à une vraie obsession tragique.
Sur les thèmes, c'est du Dragon ball pur et dur : la transmission, la puissance, l'amitié et la famille. Mais ici, ces idées-là ne sont jamais vraiment explorées en profondeur : elles servent surtout de toile de fond pour des combats spectaculaires. L'idée que l'héritage de Gokū se retrouve dans ses fils est évidente, mais la manière dont elle est intégrée manque de nuance. Quelques touches d'humour, comme le contraste entre la gravité des affrontements et le côté très léger des scènes d'ouverture ou d'interlude, donnent un relief particulier, mais pas nécessairement un relief profond.
Techniquement, le film fait le travail. L'animation, même si elle n'égale pas celle de certaines séries plus récentes, reste agréable et fidèle au style de l'époque. Les affrontements sont nerveux, parfois brillants, et la bande-son fait ce qu'on attend d'elle : du punch, du rythme, du DBZ. Mais tout cela manque d'ambition technique : pas de rupture stylistique, pas de surprise visuelle majeure, juste une assurance tranquille, presque trop tranquille. La musique d'ouverture We gotta power a beau être un morceau emblématique pour les fans, elle participe à ce sentiment de confort narratif : parfois trop confortable.
Et maintenant, parce que c'est un film Dragon ball Z, les performances vocales… eh bien : elles sont là, évidemment. Le doublage français a ses partisans et ses détracteurs : beaucoup trouvent qu'il accentue la simplicité des dialogues, voire leur manque de profondeur. Dans la version originale japonaise, certains s'amusent encore aujourd'hui à noter que Broly ne parle presque pas, ce qui renforce son aura… ou le rend encore plus unidimensionnel, selon votre point de vue.
En fin de compte, ce film est un peu comme ces disques dont on écoute une seule chanson en boucle : on adore ce passage-là, mais on oublierait presque le reste. Il a ses fulgurances, ses moments funs, et il donne ce pour quoi il a été conçu : une dose de Broly. Mais pour tout le reste, on frôle parfois l'obligation de compléter sa collection plutôt que de vivre une expérience cinématographique vraiment marquante.
Ce qu'il faut savoir d'emblée, c'est que le film est très court (un peu plus de 50 minutes), et cherche à faire surtout une chose : prolonger la hype autour de Broly, ce Super Saiyan légendaire que les fans adorent ou détestent. L'histoire se déroule après la défaite de Broly contre Gokū ; il finit congélé dans un cratère jusqu'à ce que les pleurs de Goten, provoqués par une scène qui oscille entre humour douteux et simple exutoire narratif, le réveillent. Le ton est donné : c'est un film qui se permet d'être à la fois sérieux dans l'action et étrangement léger voire absurde dans certaines péripéties.
Le scénario joue à fond la carte du déjà-vu et du service minimum. On est là pour voir des bastons, des éclairs d'énergie qui fendent le ciel et des transformations en Super Saiyan qui crient « on en remet une couche ». Mais l'intrigue entre deux combats est mince : un dinosaure ici, un village perdu là, une quête des dragon balls qui ressemble plus à une excuse pour pousser l'action qu'à un vrai développement narratif. On sent clairement les contraintes de format et la volonté de capitaliser sur la formule Broly + combats = fans contents. OK, mais au bout d'un moment, ça tourne un peu en rond.
Les personnages principaux ont de bons moments, mais leur traitement manque de profondeur. Goten et Trunks sont mignons (surtout dans leur dynamique enfantine), mais parfois agaçants parce qu'ils ouvrent aussi la porte à des gags qui tombent à plat : plus drôles dans l'idée qu'efficaces à l'écran. Gohan a sa part d'honneur héroïque, surtout quand le combat devient trop sérieux pour les gamins, mais il ne sort pas franchement grandi de ce métrage. Quant à Broly, il est impressionnant… mais presque trop réduit à une force brute incontrôlée, qui répète « Kakarot » avec une obsession qui finit par ressembler à un tic de scénario plus qu'à une vraie obsession tragique.
Sur les thèmes, c'est du Dragon ball pur et dur : la transmission, la puissance, l'amitié et la famille. Mais ici, ces idées-là ne sont jamais vraiment explorées en profondeur : elles servent surtout de toile de fond pour des combats spectaculaires. L'idée que l'héritage de Gokū se retrouve dans ses fils est évidente, mais la manière dont elle est intégrée manque de nuance. Quelques touches d'humour, comme le contraste entre la gravité des affrontements et le côté très léger des scènes d'ouverture ou d'interlude, donnent un relief particulier, mais pas nécessairement un relief profond.
Techniquement, le film fait le travail. L'animation, même si elle n'égale pas celle de certaines séries plus récentes, reste agréable et fidèle au style de l'époque. Les affrontements sont nerveux, parfois brillants, et la bande-son fait ce qu'on attend d'elle : du punch, du rythme, du DBZ. Mais tout cela manque d'ambition technique : pas de rupture stylistique, pas de surprise visuelle majeure, juste une assurance tranquille, presque trop tranquille. La musique d'ouverture We gotta power a beau être un morceau emblématique pour les fans, elle participe à ce sentiment de confort narratif : parfois trop confortable.
Et maintenant, parce que c'est un film Dragon ball Z, les performances vocales… eh bien : elles sont là, évidemment. Le doublage français a ses partisans et ses détracteurs : beaucoup trouvent qu'il accentue la simplicité des dialogues, voire leur manque de profondeur. Dans la version originale japonaise, certains s'amusent encore aujourd'hui à noter que Broly ne parle presque pas, ce qui renforce son aura… ou le rend encore plus unidimensionnel, selon votre point de vue.
En fin de compte, ce film est un peu comme ces disques dont on écoute une seule chanson en boucle : on adore ce passage-là, mais on oublierait presque le reste. Il a ses fulgurances, ses moments funs, et il donne ce pour quoi il a été conçu : une dose de Broly. Mais pour tout le reste, on frôle parfois l'obligation de compléter sa collection plutôt que de vivre une expérience cinématographique vraiment marquante.
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