Survivants : anomalies quantiques, épisode 5

Dernier tome du cycle Survivants : Leo boucle en mars 2017 un spin-off lancé en 2011, mené en parallèle d'Antarès, sur de tout nouveaux personnages. Un exercice de jonglage éditorial assez rare pour être souligné : l'auteur brésilien, qui signe toujours seul scénario, dessin et couleurs à 72 ans, a tenu le rythme biennal sur l'ensemble du cycle. Le résultat en cinq tomes mérite qu'on en fasse le bilan, et ce dernier épisode est le bon moment pour ça.
Manon et Alex sont dispersés, le groupe est éparpillé aux quatre coins de GJ1347-4 par les sauts temporels. La Mantrisse de cette planète intervient — évidemment — et surtout, Sven débarque. Sven, le compagnon extra-terrestre de Kim rencontré dans Bételgeuse, celui qui avait fécondé Kim dans des circonstances restées mémorables pour tout lecteur de la saga. Le voilà convoqué pour délivrer les Survivants, faire le lien entre les deux cycles, et ramener tout le monde vers Aldébaran. C'est lui qui fournit les explications sur ces perturbations quantiques qui ont stoppé les voyages supraluminiques pendant des décennies : un point qui tient sa promesse narrative. Le cliffhanger final ouvre sur la rencontre annoncée entre Manon et Kim, promise depuis le début du cycle.
La conclusion est satisfaisante dans ses grandes lignes : Leo a répondu à l'essentiel des questions posées, comme il l'avait toujours fait dans les cycles précédents. Mais l'exécution laisse un goût mitigé. Sven en deus ex machina, c'est un peu facile. La résolution par personnage extérieur tout-puissant, c'est exactement le même procédé que dans le dénouement de Bételgeuse ou d'Aldébaran… et à la troisième ou quatrième occurrence, le manque d'invention commence à peser. On aurait aimé que Manon et son groupe trouvent eux-mêmes une sortie, que les cinq tomes de survie et d'improvisation aboutissent à une solution née de leurs propres ressources. Ce n'est pas le cas.
Ce qui reste, au fond, c'est un bilan honnête, mais modeste. Ce cycle en cinq tomes aura apporté une explication sur l'anomalie quantique qui a stoppé les voyages interstellaires pendant quelques décennies dans la chronologie de la saga : une pièce du puzzle de l'univers. Et quelques nouveaux personnages, dont Manon et Alex, tous deux désormais élus par la Mantrisse. C'est peu pour cinq albums. Mais c'est déjà pas si mal, et la promesse d'une rencontre entre Kim et Manon dans un prochain cycle (Retour sur Aldébaran lancé en 2018) donne une raison d'y avoir cru. Ce cycle Survivants restera dans la saga comme une parenthèse honorable : innovante dans ses deux meilleurs tomes, poussive dans ses deux derniers, et conclue un peu vite. Pas la meilleure porte d'entrée dans l'œuvre de Leo, clairement pas la moins intéressante non plus.
Manon et Alex sont dispersés, le groupe est éparpillé aux quatre coins de GJ1347-4 par les sauts temporels. La Mantrisse de cette planète intervient — évidemment — et surtout, Sven débarque. Sven, le compagnon extra-terrestre de Kim rencontré dans Bételgeuse, celui qui avait fécondé Kim dans des circonstances restées mémorables pour tout lecteur de la saga. Le voilà convoqué pour délivrer les Survivants, faire le lien entre les deux cycles, et ramener tout le monde vers Aldébaran. C'est lui qui fournit les explications sur ces perturbations quantiques qui ont stoppé les voyages supraluminiques pendant des décennies : un point qui tient sa promesse narrative. Le cliffhanger final ouvre sur la rencontre annoncée entre Manon et Kim, promise depuis le début du cycle.
La conclusion est satisfaisante dans ses grandes lignes : Leo a répondu à l'essentiel des questions posées, comme il l'avait toujours fait dans les cycles précédents. Mais l'exécution laisse un goût mitigé. Sven en deus ex machina, c'est un peu facile. La résolution par personnage extérieur tout-puissant, c'est exactement le même procédé que dans le dénouement de Bételgeuse ou d'Aldébaran… et à la troisième ou quatrième occurrence, le manque d'invention commence à peser. On aurait aimé que Manon et son groupe trouvent eux-mêmes une sortie, que les cinq tomes de survie et d'improvisation aboutissent à une solution née de leurs propres ressources. Ce n'est pas le cas.
Ce qui reste, au fond, c'est un bilan honnête, mais modeste. Ce cycle en cinq tomes aura apporté une explication sur l'anomalie quantique qui a stoppé les voyages interstellaires pendant quelques décennies dans la chronologie de la saga : une pièce du puzzle de l'univers. Et quelques nouveaux personnages, dont Manon et Alex, tous deux désormais élus par la Mantrisse. C'est peu pour cinq albums. Mais c'est déjà pas si mal, et la promesse d'une rencontre entre Kim et Manon dans un prochain cycle (Retour sur Aldébaran lancé en 2018) donne une raison d'y avoir cru. Ce cycle Survivants restera dans la saga comme une parenthèse honorable : innovante dans ses deux meilleurs tomes, poussive dans ses deux derniers, et conclue un peu vite. Pas la meilleure porte d'entrée dans l'œuvre de Leo, clairement pas la moins intéressante non plus.
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