N° 342 · Figures historiques · Tome 4

Comment Jack Lohrke a-t-il échappé plusieurs fois à la mort ?

Sujet : Jack Lohrke

Jack Lohrke n’était pas une superstar du baseball, mais son existence semble tout droit sortie d’un scénario hollywoodien. Soldat pendant la Seconde Guerre mondiale, il survécut aux combats de Normandie et des Ardennes, puis échappa à un avion militaire qui s’écrasa et à l’accident d’autocar qui décima son équipe de Spokane. Surnommé « Lucky » malgré lui, il rejoignit ensuite les New York Giants et participa à plusieurs moments marquants de l’histoire du baseball américain.

Auteur
Julien Lepage
Publié le
Lecture
2 min
Lire sur la page
Jack Lohrke, case 1 : Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir Jack « Lucky » Lohrke, un joueur de baseball américain né le 25 février 1924 à Los Angeles. Sa carrière, plutôt modeste avec une moyenne au bâton de .242, est éclipsée par une chose : il a échappé six fois à la mort. Une histoire vraie, documentée, et bien plus étrange que les chiffres ne le laissent penser.
Case 01 — Jack Lohrke
Lire la transcription de la case 01

Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir Jack « Lucky » Lohrke, un joueur de baseball américain né le 25 février 1924 à Los Angeles. Sa carrière, plutôt modeste avec une moyenne au bâton de .242, est éclipsée par une chose : il a échappé six fois à la mort. Une histoire vraie, documentée, et bien plus étrange que les chiffres ne le laissent penser.

Jack Lohrke, case 2 : Adolescent, Lohrke est un infielder prometteur du lycée South Gate à Los Angeles. À 18 ans, il signe brièvement avec les San Diego Padres de la Pacific Coast League en 1942, puis joue 105 matchs avec les Twin Falls Cowboys dans l’Idaho, où il est nommé MVP de l’équipe. C’est aussi là qu’il rencontre sa future femme, Marie, sœur d’un coéquipier. Mais la guerre l’attend.
Case 02 — Jack Lohrke
Lire la transcription de la case 02

Adolescent, Lohrke est un infielder prometteur du lycée South Gate à Los Angeles. À 18 ans, il signe brièvement avec les San Diego Padres de la Pacific Coast League en 1942, puis joue 105 matchs avec les Twin Falls Cowboys dans l’Idaho, où il est nommé MVP de l’équipe. C’est aussi là qu’il rencontre sa future femme, Marie, sœur d’un coéquipier. Mais la guerre l’attend.

Jack Lohrke, case 3 : En 1943, jeune soldat en route vers son théâtre d’opérations, Lohrke survit à un déraillement de train militaire qui tue trois soldats et brûle des dizaines d’autres avec la vapeur s’échappant des conduites. Lui en sort sans une égratignure. C’est la première de ses six survies miraculeuses. Curieusement, ni la date exacte ni le lieu précis de ce crash ne sont aujourd’hui identifiés dans les archives publiques.
Case 03 — Jack Lohrke
Lire la transcription de la case 03

En 1943, jeune soldat en route vers son théâtre d’opérations, Lohrke survit à un déraillement de train militaire qui tue trois soldats et brûle des dizaines d’autres avec la vapeur s’échappant des conduites. Lui en sort sans une égratignure. C’est la première de ses six survies miraculeuses. Curieusement, ni la date exacte ni le lieu précis de ce crash ne sont aujourd’hui identifiés dans les archives publiques.

Jack Lohrke, case 4 : Lohrke sert dans la 35e Division d’infanterie « Santa Fe ». Contrairement à ce qu’écrivent souvent les journaux, la division n’a pas débarqué le 6 juin, mais début juillet 1944 à Omaha Beach, puis a combattu à Saint-Lô et aux Ardennes. À quatre reprises documentées, le soldat positionné juste à côté de lui est tué. Lui-même traverse la guerre sans une seule blessure.
Case 04 — Jack Lohrke
Lire la transcription de la case 04

Lohrke sert dans la 35e Division d’infanterie « Santa Fe ». Contrairement à ce qu’écrivent souvent les journaux, la division n’a pas débarqué le 6 juin, mais début juillet 1944 à Omaha Beach, puis a combattu à Saint-Lô et aux Ardennes. À quatre reprises documentées, le soldat positionné juste à côté de lui est tué. Lui-même traverse la guerre sans une seule blessure.

Jack Lohrke, case 5 : En 1945, démobilisé, Lohrke doit prendre un avion de transport militaire de Camp Kilmer vers Los Angeles, son tout premier vol. À la dernière minute, il est débarqué pour laisser sa place à un officier de rang supérieur. Lohrke en est furieux. Quarante-cinq minutes après le décollage, l’appareil s’écrase, tuant tous les passagers. Les sources publiques restent évasives sur l’identité de l’appareil et le site exact du crash.
Case 05 — Jack Lohrke
Lire la transcription de la case 05

En 1945, démobilisé, Lohrke doit prendre un avion de transport militaire de Camp Kilmer vers Los Angeles, son tout premier vol. À la dernière minute, il est débarqué pour laisser sa place à un officier de rang supérieur. Lohrke en est furieux. Quarante-cinq minutes après le décollage, l’appareil s’écrase, tuant tous les passagers. Les sources publiques restent évasives sur l’identité de l’appareil et le site exact du crash.

Jack Lohrke, case 6 : Le 24 juin 1946, Lohrke voyage en bus avec les Spokane Indians vers un match à Bremerton. Il frappe à .345 cette saison-là. Pendant l’arrêt-dîner au Webster’s Café à Ellensburg, la Washington State Patrol vient lui transmettre un message urgent : les Padres de San Diego le rappellent immédiatement. Il récupère son sac, dit au revoir à ses coéquipiers, et fait du stop pour rentrer à Spokane.
Case 06 — Jack Lohrke
Lire la transcription de la case 06

Le 24 juin 1946, Lohrke voyage en bus avec les Spokane Indians vers un match à Bremerton. Il frappe à .345 cette saison-là. Pendant l’arrêt-dîner au Webster’s Café à Ellensburg, la Washington State Patrol vient lui transmettre un message urgent : les Padres de San Diego le rappellent immédiatement. Il récupère son sac, dit au revoir à ses coéquipiers, et fait du stop pour rentrer à Spokane.

Jack Lohrke, case 7 : Vers 20 heures, sur une route détrempée à environ 4 miles à l’ouest du col, une berline noire roulant en sens inverse franchit la ligne médiane. Le chauffeur Glen Berg fait une embardée, le bus arrache 38 mètres de glissière et plonge 90 mètres dans le ravin avant de prendre feu. Neuf coéquipiers meurent, dont les deux colocataires de Lohrke. La voiture noire et son conducteur n’ont jamais été identifiés.
Case 07 — Jack Lohrke
Lire la transcription de la case 07

Vers 20 heures, sur une route détrempée à environ 4 miles à l’ouest du col, une berline noire roulant en sens inverse franchit la ligne médiane. Le chauffeur Glen Berg fait une embardée, le bus arrache 38 mètres de glissière et plonge 90 mètres dans le ravin avant de prendre feu. Neuf coéquipiers meurent, dont les deux colocataires de Lohrke. La voiture noire et son conducteur n’ont jamais été identifiés.

Jack Lohrke, case 8 : Quatre ans plus tard, Lohrke joue pour les New York Giants. Le 3 octobre 1951, il s’échauffe au bullpen prêt à entrer en prolongation lorsque Bobby Thomson frappe le « Shot Heard Round the World », home run le plus célèbre de l’histoire. Lohrke avait failli être échangé avec Thomson aux Cubs quelques mois plus tôt, mais les Cubs avaient refusé l’échange. Sa carrière finit en 1959 dans les ligues mineures.
Case 08 — Jack Lohrke
Lire la transcription de la case 08

Quatre ans plus tard, Lohrke joue pour les New York Giants. Le 3 octobre 1951, il s’échauffe au bullpen prêt à entrer en prolongation lorsque Bobby Thomson frappe le « Shot Heard Round the World », home run le plus célèbre de l’histoire. Lohrke avait failli être échangé avec Thomson aux Cubs quelques mois plus tôt, mais les Cubs avaient refusé l’échange. Sa carrière finit en 1959 dans les ligues mineures.

Jack Lohrke, case 9 : Après sa retraite sportive, Lohrke travaille en sécurité industrielle chez Aerojet, puis trois ans au laboratoire d’armes nucléaires de Lawrence Livermore, et enfin quinze ans chez Lockheed à Sunnyvale jusqu’en 1986. Il déteste son surnom « Lucky ». En 1994, il déclare à Sports Illustrated : « J’ai peut-être eu de la chance, mais je m’appelle Jack. » Le romancier Paul Auster citera son histoire dans Sunset Park en 2010.
Case 09 — Jack Lohrke
Lire la transcription de la case 09

Après sa retraite sportive, Lohrke travaille en sécurité industrielle chez Aerojet, puis trois ans au laboratoire d’armes nucléaires de Lawrence Livermore, et enfin quinze ans chez Lockheed à Sunnyvale jusqu’en 1986. Il déteste son surnom « Lucky ». En 1994, il déclare à Sports Illustrated : « J’ai peut-être eu de la chance, mais je m’appelle Jack. » Le romancier Paul Auster citera son histoire dans Sunset Park en 2010.

Jack Lohrke, case 10 : Jack Lohrke meurt en 2009 à 85 ans, deux jours après un AVC. Il laisse six enfants, dix petits-enfants et sept arrière-petits-enfants, soit vingt-trois descendants directs que le destin avait failli effacer. Statistiquement, sa séquence de survies reste un cas extrême, ni paranormal, ni explicable par une « chance » au sens strict. Son histoire pose une question simple : combien d’autres « Lucky » existent, dont personne ne saura jamais le nom ?
Case 10 — Jack Lohrke
Lire la transcription de la case 10

Jack Lohrke meurt en 2009 à 85 ans, deux jours après un AVC. Il laisse six enfants, dix petits-enfants et sept arrière-petits-enfants, soit vingt-trois descendants directs que le destin avait failli effacer. Statistiquement, sa séquence de survies reste un cas extrême, ni paranormal, ni explicable par une « chance » au sens strict. Son histoire pose une question simple : combien d’autres « Lucky » existent, dont personne ne saura jamais le nom ?

Transcription complète

Retrouvez ici le texte de l’épisode dans l’ordre de lecture.

  1. Case 01 Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir Jack « Lucky » Lohrke, un joueur de baseball américain né le 25 février 1924 à Los Angeles. Sa carrière, plutôt modeste avec une moyenne au bâton de .242, est éclipsée par une chose : il a échappé six fois à la mort. Une histoire vraie, documentée, et bien plus étrange que les chiffres ne le laissent penser.
  2. Case 02 Adolescent, Lohrke est un infielder prometteur du lycée South Gate à Los Angeles. À 18 ans, il signe brièvement avec les San Diego Padres de la Pacific Coast League en 1942, puis joue 105 matchs avec les Twin Falls Cowboys dans l’Idaho, où il est nommé MVP de l’équipe. C’est aussi là qu’il rencontre sa future femme, Marie, sœur d’un coéquipier. Mais la guerre l’attend.
  3. Case 03 En 1943, jeune soldat en route vers son théâtre d’opérations, Lohrke survit à un déraillement de train militaire qui tue trois soldats et brûle des dizaines d’autres avec la vapeur s’échappant des conduites. Lui en sort sans une égratignure. C’est la première de ses six survies miraculeuses. Curieusement, ni la date exacte ni le lieu précis de ce crash ne sont aujourd’hui identifiés dans les archives publiques.
  4. Case 04 Lohrke sert dans la 35e Division d’infanterie « Santa Fe ». Contrairement à ce qu’écrivent souvent les journaux, la division n’a pas débarqué le 6 juin, mais début juillet 1944 à Omaha Beach, puis a combattu à Saint-Lô et aux Ardennes. À quatre reprises documentées, le soldat positionné juste à côté de lui est tué. Lui-même traverse la guerre sans une seule blessure.
  5. Case 05 En 1945, démobilisé, Lohrke doit prendre un avion de transport militaire de Camp Kilmer vers Los Angeles, son tout premier vol. À la dernière minute, il est débarqué pour laisser sa place à un officier de rang supérieur. Lohrke en est furieux. Quarante-cinq minutes après le décollage, l’appareil s’écrase, tuant tous les passagers. Les sources publiques restent évasives sur l’identité de l’appareil et le site exact du crash.
  6. Case 06 Le 24 juin 1946, Lohrke voyage en bus avec les Spokane Indians vers un match à Bremerton. Il frappe à .345 cette saison-là. Pendant l’arrêt-dîner au Webster’s Café à Ellensburg, la Washington State Patrol vient lui transmettre un message urgent : les Padres de San Diego le rappellent immédiatement. Il récupère son sac, dit au revoir à ses coéquipiers, et fait du stop pour rentrer à Spokane.
  7. Case 07 Vers 20 heures, sur une route détrempée à environ 4 miles à l’ouest du col, une berline noire roulant en sens inverse franchit la ligne médiane. Le chauffeur Glen Berg fait une embardée, le bus arrache 38 mètres de glissière et plonge 90 mètres dans le ravin avant de prendre feu. Neuf coéquipiers meurent, dont les deux colocataires de Lohrke. La voiture noire et son conducteur n’ont jamais été identifiés.
  8. Case 08 Quatre ans plus tard, Lohrke joue pour les New York Giants. Le 3 octobre 1951, il s’échauffe au bullpen prêt à entrer en prolongation lorsque Bobby Thomson frappe le « Shot Heard Round the World », home run le plus célèbre de l’histoire. Lohrke avait failli être échangé avec Thomson aux Cubs quelques mois plus tôt, mais les Cubs avaient refusé l’échange. Sa carrière finit en 1959 dans les ligues mineures.
  9. Case 09 Après sa retraite sportive, Lohrke travaille en sécurité industrielle chez Aerojet, puis trois ans au laboratoire d’armes nucléaires de Lawrence Livermore, et enfin quinze ans chez Lockheed à Sunnyvale jusqu’en 1986. Il déteste son surnom « Lucky ». En 1994, il déclare à Sports Illustrated : « J’ai peut-être eu de la chance, mais je m’appelle Jack. » Le romancier Paul Auster citera son histoire dans Sunset Park en 2010.
  10. Case 10 Jack Lohrke meurt en 2009 à 85 ans, deux jours après un AVC. Il laisse six enfants, dix petits-enfants et sept arrière-petits-enfants, soit vingt-trois descendants directs que le destin avait failli effacer. Statistiquement, sa séquence de survies reste un cas extrême, ni paranormal, ni explicable par une « chance » au sens strict. Son histoire pose une question simple : combien d’autres « Lucky » existent, dont personne ne saura jamais le nom ?

Ce qu’il faut retenir

  • Jack Lohrke était un joueur de champ intérieur né à Los Angeles en 1924
  • Il combattit en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale
  • Écarté d’un vol militaire au dernier moment, il échappa à l’écrasement de l’appareil
  • Rappelé par les San Diego Padres pendant un déplacement, il évita l’accident d’autocar qui tua neuf joueurs des Spokane Indians
  • Il frappa en 1947 le coup de circuit qui permit aux New York Giants de battre le record collectif de la MLB
  • Il faisait partie des Giants lors du célèbre « Shot Heard ’Round the World » de 1951

Sources et crédits

Auteur et responsable éditorial
Julien Lepage
Date de publication

Références principales

Consulter la méthode éditoriale

À transmettre aux autres curieux

Partager cette découverte

Le lien mène directement à ce sujet, sans passer par la page d’accueil.

Couverture de Découvre… — Tome 4

Continuer sur papier

Retrouvez cette BD dans le tome 4

Ce recueil réunit ce sujet et d’autres découvertes à lire, conserver et offrir.

Personnages, lieux et notions

Dans ce sujet

Votre curiosité ne s’arrête pas là

Et maintenant ?

Continuer ce thème

Garder cette encyclopédie

Le recueil Découvrir le tome →

Recevoir une nouvelle découverte

Suivez Découvre… pour retrouver les nouveaux sujets et les coulisses.

Recevoir les nouveautés par e-mail