N° 448 · Biologie · Tome 4

L'ADN a-t-il livré tous ses secrets ?

Sujet : L’ADN

Dans chacune de vos cellules se cachent environ deux mètres d'une molécule repliée à l'extrême, porteuse des instructions qui ont façonné votre corps. Découverte en 1869 dans des bandages chirurgicaux par un jeune médecin suisse, puis décryptée en 1953 grâce à une photographie aux rayons X devenue légendaire, elle n'a pourtant pas fini de surprendre. Les scientifiques débattent encore de la part réellement utile de notre génome, son origine reste une énigme, et sa puissance pose de nouvelles questions éthiques, de la police scientifique à la modification génétique des embryons.

Auteur
Julien Lepage
Publié le
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2 min
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L’ADN, case 1 : Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’ADN, l’acide désoxyribonucléique, la molécule qui porte les instructions héréditaires de presque tous les êtres vivants, de la bactérie au chêne. Dans le noyau de chacune de vos cellules, environ deux mètres d’ADN sont repliés dans un espace de quelques millièmes de millimètre. Votre génome compte environ 3,1 milliards de paires de « lettres » chimiques, et deux humains pris au hasard en partagent environ 99,9 %.
Case 01 — L’ADN
Lire la transcription de la case 01

Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’ADN, l’acide désoxyribonucléique, la molécule qui porte les instructions héréditaires de presque tous les êtres vivants, de la bactérie au chêne. Dans le noyau de chacune de vos cellules, environ deux mètres d’ADN sont repliés dans un espace de quelques millièmes de millimètre. Votre génome compte environ 3,1 milliards de paires de « lettres » chimiques, et deux humains pris au hasard en partagent environ 99,9 %.

L’ADN, case 2 : Tout commence en 1869 à Tübingen, en Allemagne, dans cette cuisine de château devenue laboratoire. Le jeune médecin suisse Friedrich Miescher y étudie les globules blancs récupérés sur des bandages chirurgicaux. Il isole une substance riche en phosphore qui n’a rien d’une protéine et la nomme « nucléine », car elle vient du noyau. Prudent, il ne publie qu’en 1871, et c’est son élève Richard Altmann qui parlera en 1889 d’« acide nucléique ».
Case 02 — L’ADN
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Tout commence en 1869 à Tübingen, en Allemagne, dans cette cuisine de château devenue laboratoire. Le jeune médecin suisse Friedrich Miescher y étudie les globules blancs récupérés sur des bandages chirurgicaux. Il isole une substance riche en phosphore qui n’a rien d’une protéine et la nomme « nucléine », car elle vient du noyau. Prudent, il ne publie qu’en 1871, et c’est son élève Richard Altmann qui parlera en 1889 d’« acide nucléique ».

L’ADN, case 3 : L’ADN est une longue chaîne de nucléotides, et chaque maillon associe un sucre (le désoxyribose), un groupe phosphate et l’une des quatre bases : adénine, thymine, guanine ou cytosine. En 1950, le biochimiste Erwin Chargaff remarque qu’il y a toujours autant d’adénine que de thymine, et autant de guanine que de cytosine, car ces bases s’apparient deux à deux. Son cousin, l’ARN, n’a généralement qu’un brin, porte un sucre différent (le ribose) et remplace la thymine par l’uracile.
Case 03 — L’ADN
Lire la transcription de la case 03

L’ADN est une longue chaîne de nucléotides, et chaque maillon associe un sucre (le désoxyribose), un groupe phosphate et l’une des quatre bases : adénine, thymine, guanine ou cytosine. En 1950, le biochimiste Erwin Chargaff remarque qu’il y a toujours autant d’adénine que de thymine, et autant de guanine que de cytosine, car ces bases s’apparient deux à deux. Son cousin, l’ARN, n’a généralement qu’un brin, porte un sucre différent (le ribose) et remplace la thymine par l’uracile.

L’ADN, case 4 : Pendant des décennies, on croit que l’hérédité passe par les protéines, jugées plus complexes. En 1928, Frederick Griffith observe chez la souris qu’un « principe transformant » peut rendre dangereuse une souche inoffensive de pneumocoque. En 1944, Oswald Avery et ses collègues montrent que ce principe est l’ADN. En 1952, Alfred Hershey et Martha Chase confirment, grâce à des marqueurs radioactifs, que les virus bactériens injectent leur ADN, et non leurs protéines.
Case 04 — L’ADN
Lire la transcription de la case 04

Pendant des décennies, on croit que l’hérédité passe par les protéines, jugées plus complexes. En 1928, Frederick Griffith observe chez la souris qu’un « principe transformant » peut rendre dangereuse une souche inoffensive de pneumocoque. En 1944, Oswald Avery et ses collègues montrent que ce principe est l’ADN. En 1952, Alfred Hershey et Martha Chase confirment, grâce à des marqueurs radioactifs, que les virus bactériens injectent leur ADN, et non leurs protéines.

L’ADN, case 5 : Le 25 avril 1953, la revue Nature publie trois articles : la double hélice de James Watson et Francis Crick, et deux études de diffraction aux rayons X du King’s College, dont celle de Rosalind Franklin et de son doctorant Raymond Gosling, qui a pris en 1952 la célèbre « Photo 51 ». Watson, Crick et Maurice Wilkins reçoivent le Nobel en 1962, mais Franklin, morte en 1958, ne pouvait plus l’obtenir. Le mythe de la « photo volée » est aujourd’hui nuancé : en 2023, des historiens ont montré qu’elle fut une partenaire à part entière de la découverte.
Case 05 — L’ADN
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Le 25 avril 1953, la revue Nature publie trois articles : la double hélice de James Watson et Francis Crick, et deux études de diffraction aux rayons X du King’s College, dont celle de Rosalind Franklin et de son doctorant Raymond Gosling, qui a pris en 1952 la célèbre « Photo 51 ». Watson, Crick et Maurice Wilkins reçoivent le Nobel en 1962, mais Franklin, morte en 1958, ne pouvait plus l’obtenir. Le mythe de la « photo volée » est aujourd’hui nuancé : en 2023, des historiens ont montré qu’elle fut une partenaire à part entière de la découverte.

L’ADN, case 6 : Concrètement, l’ADN reste à l’abri dans le noyau : une copie temporaire en ARN messager est faite, puis lue par les ribosomes qui assemblent les protéines. Le code se lit par groupes de trois bases, les codons, ce qui donne 64 combinaisons pour seulement 20 acides aminés, plus des signaux « stop ». Surprise : nos quelque 20 000 gènes codant des protéines n’occupent qu’environ 1 à 2 % du génome. Et le « gène de l’intelligence » est un mythe, car la plupart des traits dépendent de milliers de gènes et de l’environnement.
Case 06 — L’ADN
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Concrètement, l’ADN reste à l’abri dans le noyau : une copie temporaire en ARN messager est faite, puis lue par les ribosomes qui assemblent les protéines. Le code se lit par groupes de trois bases, les codons, ce qui donne 64 combinaisons pour seulement 20 acides aminés, plus des signaux « stop ». Surprise : nos quelque 20 000 gènes codant des protéines n’occupent qu’environ 1 à 2 % du génome. Et le « gène de l’intelligence » est un mythe, car la plupart des traits dépendent de milliers de gènes et de l’environnement.

L’ADN, case 7 : Quelle part de notre ADN « sert » vraiment ? En 2012, le consortium ENCODE annonce qu’environ 80 % du génome a une « fonction biochimique ». Des évolutionnistes comme Dan Graur répliquent que fixer une protéine ne prouve pas une utilité, et estiment la part fonctionnelle à 10 ou 15 %, 25 % au plus : le débat porte surtout sur la définition du mot « fonction ». Autre surprise : le génome humain annoncé en 2003 n’était pas complet, il a fallu attendre 2022 pour combler les 8 % restants.
Case 07 — L’ADN
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Quelle part de notre ADN « sert » vraiment ? En 2012, le consortium ENCODE annonce qu’environ 80 % du génome a une « fonction biochimique ». Des évolutionnistes comme Dan Graur répliquent que fixer une protéine ne prouve pas une utilité, et estiment la part fonctionnelle à 10 ou 15 %, 25 % au plus : le débat porte surtout sur la définition du mot « fonction ». Autre surprise : le génome humain annoncé en 2003 n’était pas complet, il a fallu attendre 2022 pour combler les 8 % restants.

L’ADN, case 8 : L’ADN est devenu un outil de justice. En 1984, le généticien britannique Alec Jeffreys découvre l’« empreinte génétique », et la PCR, inventée en 1983 par Kary Mullis (Nobel 1993), permet de copier des millions de fois une trace infime. Mais cette sensibilité a un revers : de 1993 à 2009, la police a traqué une « tueuse en série » dont l’ADN figurait sur une quarantaine de scènes de crime en Allemagne, en Autriche et en France, alors qu’il s’agissait de l’ADN d’une ouvrière qui emballait les écouvillons.
Case 08 — L’ADN
Lire la transcription de la case 08

L’ADN est devenu un outil de justice. En 1984, le généticien britannique Alec Jeffreys découvre l’« empreinte génétique », et la PCR, inventée en 1983 par Kary Mullis (Nobel 1993), permet de copier des millions de fois une trace infime. Mais cette sensibilité a un revers : de 1993 à 2009, la police a traqué une « tueuse en série » dont l’ADN figurait sur une quarantaine de scènes de crime en Allemagne, en Autriche et en France, alors qu’il s’agissait de l’ADN d’une ouvrière qui emballait les écouvillons.

L’ADN, case 9 : D’où vient l’ADN ? Une hypothèse sérieuse, le « monde ARN », propose que l’ARN, à la fois mémoire et catalyseur, l’aurait précédé. En 2025, l’analyse des échantillons de l’astéroïde Bennu y a révélé les cinq bases de l’ADN et de l’ARN, mais pas d’ADN lui-même : des briques ne font pas une maison. Côté théories marginales, la « téléportation » de l’ADN par ondes électromagnétiques défendue par le Nobel Luc Montagnier n’a jamais été reproduite par d’autres laboratoires.
Case 09 — L’ADN
Lire la transcription de la case 09

D’où vient l’ADN ? Une hypothèse sérieuse, le « monde ARN », propose que l’ARN, à la fois mémoire et catalyseur, l’aurait précédé. En 2025, l’analyse des échantillons de l’astéroïde Bennu y a révélé les cinq bases de l’ADN et de l’ARN, mais pas d’ADN lui-même : des briques ne font pas une maison. Côté théories marginales, la « téléportation » de l’ADN par ondes électromagnétiques défendue par le Nobel Luc Montagnier n’a jamais été reproduite par d’autres laboratoires.

L’ADN, case 10 : L’ADN raconte aussi notre passé : un ADN environnemental de deux millions d’années a été lu dans les sédiments du Groenland, et Svante Pääbo (Nobel 2022) a montré que la plupart des humains non africains portent environ 2 % d’ADN néandertalien. Il ouvre aussi l’avenir : les ciseaux génétiques CRISPR, récompensés par le Nobel 2020, permettent de le modifier, mais la naissance en 2018 de bébés génétiquement modifiés en Chine a valu trois ans de prison à leur auteur. De la cuisine de Miescher aux laboratoires actuels, une question demeure : jusqu’où voulons-nous réécrire la molécule qui nous a écrit ?
Case 10 — L’ADN
Lire la transcription de la case 10

L’ADN raconte aussi notre passé : un ADN environnemental de deux millions d’années a été lu dans les sédiments du Groenland, et Svante Pääbo (Nobel 2022) a montré que la plupart des humains non africains portent environ 2 % d’ADN néandertalien. Il ouvre aussi l’avenir : les ciseaux génétiques CRISPR, récompensés par le Nobel 2020, permettent de le modifier, mais la naissance en 2018 de bébés génétiquement modifiés en Chine a valu trois ans de prison à leur auteur. De la cuisine de Miescher aux laboratoires actuels, une question demeure : jusqu’où voulons-nous réécrire la molécule qui nous a écrit ?

Transcription complète

Retrouvez ici le texte de l’épisode dans l’ordre de lecture.

  1. Case 01 Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’ADN, l’acide désoxyribonucléique, la molécule qui porte les instructions héréditaires de presque tous les êtres vivants, de la bactérie au chêne. Dans le noyau de chacune de vos cellules, environ deux mètres d’ADN sont repliés dans un espace de quelques millièmes de millimètre. Votre génome compte environ 3,1 milliards de paires de « lettres » chimiques, et deux humains pris au hasard en partagent environ 99,9 %.
  2. Case 02 Tout commence en 1869 à Tübingen, en Allemagne, dans cette cuisine de château devenue laboratoire. Le jeune médecin suisse Friedrich Miescher y étudie les globules blancs récupérés sur des bandages chirurgicaux. Il isole une substance riche en phosphore qui n’a rien d’une protéine et la nomme « nucléine », car elle vient du noyau. Prudent, il ne publie qu’en 1871, et c’est son élève Richard Altmann qui parlera en 1889 d’« acide nucléique ».
  3. Case 03 L’ADN est une longue chaîne de nucléotides, et chaque maillon associe un sucre (le désoxyribose), un groupe phosphate et l’une des quatre bases : adénine, thymine, guanine ou cytosine. En 1950, le biochimiste Erwin Chargaff remarque qu’il y a toujours autant d’adénine que de thymine, et autant de guanine que de cytosine, car ces bases s’apparient deux à deux. Son cousin, l’ARN, n’a généralement qu’un brin, porte un sucre différent (le ribose) et remplace la thymine par l’uracile.
  4. Case 04 Pendant des décennies, on croit que l’hérédité passe par les protéines, jugées plus complexes. En 1928, Frederick Griffith observe chez la souris qu’un « principe transformant » peut rendre dangereuse une souche inoffensive de pneumocoque. En 1944, Oswald Avery et ses collègues montrent que ce principe est l’ADN. En 1952, Alfred Hershey et Martha Chase confirment, grâce à des marqueurs radioactifs, que les virus bactériens injectent leur ADN, et non leurs protéines.
  5. Case 05 Le 25 avril 1953, la revue Nature publie trois articles : la double hélice de James Watson et Francis Crick, et deux études de diffraction aux rayons X du King’s College, dont celle de Rosalind Franklin et de son doctorant Raymond Gosling, qui a pris en 1952 la célèbre « Photo 51 ». Watson, Crick et Maurice Wilkins reçoivent le Nobel en 1962, mais Franklin, morte en 1958, ne pouvait plus l’obtenir. Le mythe de la « photo volée » est aujourd’hui nuancé : en 2023, des historiens ont montré qu’elle fut une partenaire à part entière de la découverte.
  6. Case 06 Concrètement, l’ADN reste à l’abri dans le noyau : une copie temporaire en ARN messager est faite, puis lue par les ribosomes qui assemblent les protéines. Le code se lit par groupes de trois bases, les codons, ce qui donne 64 combinaisons pour seulement 20 acides aminés, plus des signaux « stop ». Surprise : nos quelque 20 000 gènes codant des protéines n’occupent qu’environ 1 à 2 % du génome. Et le « gène de l’intelligence » est un mythe, car la plupart des traits dépendent de milliers de gènes et de l’environnement.
  7. Case 07 Quelle part de notre ADN « sert » vraiment ? En 2012, le consortium ENCODE annonce qu’environ 80 % du génome a une « fonction biochimique ». Des évolutionnistes comme Dan Graur répliquent que fixer une protéine ne prouve pas une utilité, et estiment la part fonctionnelle à 10 ou 15 %, 25 % au plus : le débat porte surtout sur la définition du mot « fonction ». Autre surprise : le génome humain annoncé en 2003 n’était pas complet, il a fallu attendre 2022 pour combler les 8 % restants.
  8. Case 08 L’ADN est devenu un outil de justice. En 1984, le généticien britannique Alec Jeffreys découvre l’« empreinte génétique », et la PCR, inventée en 1983 par Kary Mullis (Nobel 1993), permet de copier des millions de fois une trace infime. Mais cette sensibilité a un revers : de 1993 à 2009, la police a traqué une « tueuse en série » dont l’ADN figurait sur une quarantaine de scènes de crime en Allemagne, en Autriche et en France, alors qu’il s’agissait de l’ADN d’une ouvrière qui emballait les écouvillons.
  9. Case 09 D’où vient l’ADN ? Une hypothèse sérieuse, le « monde ARN », propose que l’ARN, à la fois mémoire et catalyseur, l’aurait précédé. En 2025, l’analyse des échantillons de l’astéroïde Bennu y a révélé les cinq bases de l’ADN et de l’ARN, mais pas d’ADN lui-même : des briques ne font pas une maison. Côté théories marginales, la « téléportation » de l’ADN par ondes électromagnétiques défendue par le Nobel Luc Montagnier n’a jamais été reproduite par d’autres laboratoires.
  10. Case 10 L’ADN raconte aussi notre passé : un ADN environnemental de deux millions d’années a été lu dans les sédiments du Groenland, et Svante Pääbo (Nobel 2022) a montré que la plupart des humains non africains portent environ 2 % d’ADN néandertalien. Il ouvre aussi l’avenir : les ciseaux génétiques CRISPR, récompensés par le Nobel 2020, permettent de le modifier, mais la naissance en 2018 de bébés génétiquement modifiés en Chine a valu trois ans de prison à leur auteur. De la cuisine de Miescher aux laboratoires actuels, une question demeure : jusqu’où voulons-nous réécrire la molécule qui nous a écrit ?

Ce qu’il faut retenir

  • L'ADN a été isolé dès 1869 par Friedrich Miescher, bien avant la découverte de la double hélice en 1953
  • Rosalind Franklin est aujourd'hui considérée par des historiens comme une partenaire à part entière de cette découverte, et non comme une simple victime
  • Les gènes codant des protéines n'occupent qu'environ 1 à 2 % du génome humain, et la part fonctionnelle du reste fait débat
  • La grande sensibilité des tests ADN peut aussi tromper, comme l'a montré l'affaire du Fantôme de Heilbronn
  • Les bases de l'ADN ont été trouvées sur l'astéroïde Bennu, mais pas l'ADN lui-même
  • La « téléportation de l'ADN » défendue par Luc Montagnier n'a jamais été reproduite

Sources et crédits

Auteur et responsable éditorial
Julien Lepage
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