N° 437 · Civilisations anciennes · Tome 4
L'Élam, cette civilisation oubliée d'Iran, commence-t-il enfin à nous parler avec ses propres mots ?
Sujet : L’Élam
Pendant trois millénaires, l'Élam a prospéré dans le sud-ouest de l'Iran, entre les plaines de Suse et les montagnes d'Anshan, rivalisant avec Babylone et l'Assyrie. Ses rois ont pillé la Mésopotamie et rapporté chez eux le célèbre Code d'Hammurabi, avant que leur capitale ne soit à son tour rasée par Assurbanipal. Longtemps connue surtout par les récits de ses ennemis, cette civilisation voit aujourd'hui une partie de ses propres inscriptions redevenir lisibles, même si le déchiffrement de son écriture linéaire suscite encore de vifs débats entre spécialistes.
- Auteur
- Julien Lepage
- Publié le
- Lecture
- 2 min
Lire la transcription de la case 01
Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’Élam, une civilisation qui a prospéré dans le sud-ouest de l’Iran actuel, entre les plaines du Khuzestan et les montagnes du Fars, d’environ 3200 à 539 av. J.-C. Le mot « Élam » n’est pas celui de ses habitants : il vient des Mésopotamiens (en akkadien, Elamtu), alors que les Élamites appelaient leur monde « Hatamti ». Pendant longtemps, on a surtout connu ce peuple à travers les textes de ses voisins et ennemis, qui ne le décrivaient pas toujours avec bienveillance.
Lire la transcription de la case 02
L’Élam n’était pas une seule ville, mais l’union changeante de deux mondes : les basses terres autour de Suse, fondée vers 4000 av. J.-C., et les hautes terres autour d’Anshan, dont on a identifié les ruines au site de Tal-e Malyan, dans le Fars. Longtemps, les historiens ont confondu Suse et l’Élam, mais on sait aujourd’hui que ce sont deux entités distinctes, souvent réunies sous une même couronne. C’est pour cela que les souverains élamites prenaient le titre de « roi d’Anshan et de Suse » : leur pouvoir reposait sur l’équilibre entre ces deux pôles.
Lire la transcription de la case 03
Les Élamites parlaient une langue qui ne ressemble à aucune autre connue : les linguistes la classent comme un « isolat », sans parenté démontrée avec le sumérien, les langues sémitiques ou indo-européennes. Le linguiste David McAlpin a proposé dès 1974 une parenté avec les langues dravidiennes de l’Inde du Sud, mais cette hypothèse « élamo-dravidienne » reste minoritaire et très critiquée. Plus étonnant : selon le géographe al-Maqdisi, vers 988 apr. J.-C., les habitants de Ramhormoz parlaient encore une langue « incompréhensible », le khuzi, qui pourrait être un ultime descendant de l’élamite, sans preuve définitive.
Lire la transcription de la case 04
Le pouvoir élamite avait ses particularités. Vers 1900–1500 av. J.-C., sous la dynastie dite des sukkalmah, l’autorité semble partagée entre trois dirigeants : le sukkalmah, le plus haut placé, le sukkal d’Élam et le sukkal de Suse. Au moins onze souverains se disent « fils de la sœur » d’un roi précédent. Certains y voient une transmission du trône par les femmes royales, d’autres, comme l’historien Daniel Potts, une succession d’oncle à neveu : le débat reste ouvert. Côté religion, les dieux majeurs étaient Napirisha et Inshushinak, protecteur de Suse et juge des âmes des défunts.
Lire la transcription de la case 05
Vers 1250 av. J.-C., le roi Untash-Napirisha fonde près de Suse une cité sacrée dominée par une gigantesque ziggourat, aujourd’hui appelée Chogha Zanbil (« la colline-panier »). En 1979, ce fut le premier site iranien inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. On lit souvent qu’on y trouve « le premier système d’épuration de l’eau au monde » : c’est une idée populaire, mais certains archéologues interprètent ce bassin plutôt comme un ouvrage de drainage contre les crues. De la même époque date la statue de la reine Napir-Asu : 1 750 kg, faite d’un noyau de bronze plein coulé dans une coque de cuivre, un exploit métallurgique aujourd’hui exposé au Louvre.
Lire la transcription de la case 06
En 1158 av. J.-C., le roi élamite Shutruk-Nahhunte envahit la Babylonie et rapporte à Suse des trophées prestigieux, dont la stèle de victoire du roi akkadien Naram-Sin et la célèbre stèle du Code d’Hammurabi. Sur la stèle de Naram-Sin, il fait graver sa propre signature en élamite, dédiant son butin au dieu Inshushinak. On raconte parfois qu’il a aussi signé le Code d’Hammurabi : c’est faux, quelques colonnes ont été effacées, mais aucun texte n’a été ajouté. Ces trophées, rassemblés dans une cour du temple, y dormiront jusqu’en 1901, quand des archéologues français les retrouveront.
Lire la transcription de la case 07
Au VIIe siècle av. J.-C., l’Élam affronte l’Empire assyrien. En 653, le roi élamite Teumman est tué à la bataille de l’Ulaï, et un relief assyrien, aujourd’hui au British Museum, montre le roi Assurbanipal banquetant dans son jardin sous la tête de son ennemi, accrochée à un arbre. Puis, en 647 av. J.-C., Assurbanipal met Suse à sac : il se vante d’avoir détruit la ziggourat, emporté les ossements des anciens rois et semé du sel sur les terres, une formule de vengeance sans doute plus symbolique que réelle. L’Élam survit pourtant, affaibli, avant d’être absorbé par la Perse de Cyrus vers 539 av. J.-C.
Lire la transcription de la case 08
L’Élam réapparaît grâce à l’archéologie, dans un contexte colonial : à la fin du XIXe siècle, la France obtient de la Perse un monopole sur les fouilles du pays. Dès 1897, l’ingénieur Jacques de Morgan fouille Suse à grande échelle, mais avec des méthodes brutales qui détruisent de nombreuses couches historiques. Il fait même bâtir un château fort avec des briques antiques prélevées sur le site ! L’histoire se poursuit jusqu’à nos jours : des milliers de tablettes administratives en élamite, trouvées à Persépolis et prêtées à l’université de Chicago, ont failli être saisies pour indemniser des victimes d’attentat, avant que la Cour suprême des États-Unis ne l’empêche en 2018.
Lire la transcription de la case 09
Les Élamites ont inventé leurs propres écritures. Le protoélamite, utilisé vers 3100 av. J.-C. et connu par environ 1 600 tablettes, reste la plus ancienne écriture non déchiffrée au monde. L’élamite linéaire, lui, a été déchiffré en 2022 par François Desset et quatre collègues, grâce notamment à des gobelets d’argent inscrits conservés dans une collection privée londonienne, ce qui soulève un débat éthique, car leur provenance d’origine reste inconnue. D’autres points restent discutés : le linguiste Michael Mäder pense que cette écriture contient encore des logogrammes, et l’assyriologue Jacob Dahl rejette l’idée d’une filiation directe avec le protoélamite.
Lire la transcription de la case 10
À Shush, la tradition vénère toujours le tombeau du prophète Daniel. Au XIIe siècle, le voyageur Benjamin de Tudela racontait que son cercueil avait été suspendu par des chaînes au milieu d’un pont pour mettre fin aux querelles entre les deux rives, une belle légende qu’aucune preuve n’appuie. L’Élam, c’est trois millénaires d’histoire racontée surtout par ses adversaires : une civilisation qui a pillé Babylone, été pillée par l’Assyrie, puis fouillée par l’Europe, et qui commence seulement à parler avec ses propres mots. Et vous, que nous révéleront les 1 600 tablettes protoélamites le jour où quelqu’un parviendra enfin à les lire ?
Transcription complète
Retrouvez ici le texte de l’épisode dans l’ordre de lecture.
- Case 01 Bonjour ! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’Élam, une civilisation qui a prospéré dans le sud-ouest de l’Iran actuel, entre les plaines du Khuzestan et les montagnes du Fars, d’environ 3200 à 539 av. J.-C. Le mot « Élam » n’est pas celui de ses habitants : il vient des Mésopotamiens (en akkadien, Elamtu), alors que les Élamites appelaient leur monde « Hatamti ». Pendant longtemps, on a surtout connu ce peuple à travers les textes de ses voisins et ennemis, qui ne le décrivaient pas toujours avec bienveillance.
- Case 02 L’Élam n’était pas une seule ville, mais l’union changeante de deux mondes : les basses terres autour de Suse, fondée vers 4000 av. J.-C., et les hautes terres autour d’Anshan, dont on a identifié les ruines au site de Tal-e Malyan, dans le Fars. Longtemps, les historiens ont confondu Suse et l’Élam, mais on sait aujourd’hui que ce sont deux entités distinctes, souvent réunies sous une même couronne. C’est pour cela que les souverains élamites prenaient le titre de « roi d’Anshan et de Suse » : leur pouvoir reposait sur l’équilibre entre ces deux pôles.
- Case 03 Les Élamites parlaient une langue qui ne ressemble à aucune autre connue : les linguistes la classent comme un « isolat », sans parenté démontrée avec le sumérien, les langues sémitiques ou indo-européennes. Le linguiste David McAlpin a proposé dès 1974 une parenté avec les langues dravidiennes de l’Inde du Sud, mais cette hypothèse « élamo-dravidienne » reste minoritaire et très critiquée. Plus étonnant : selon le géographe al-Maqdisi, vers 988 apr. J.-C., les habitants de Ramhormoz parlaient encore une langue « incompréhensible », le khuzi, qui pourrait être un ultime descendant de l’élamite, sans preuve définitive.
- Case 04 Le pouvoir élamite avait ses particularités. Vers 1900–1500 av. J.-C., sous la dynastie dite des sukkalmah, l’autorité semble partagée entre trois dirigeants : le sukkalmah, le plus haut placé, le sukkal d’Élam et le sukkal de Suse. Au moins onze souverains se disent « fils de la sœur » d’un roi précédent. Certains y voient une transmission du trône par les femmes royales, d’autres, comme l’historien Daniel Potts, une succession d’oncle à neveu : le débat reste ouvert. Côté religion, les dieux majeurs étaient Napirisha et Inshushinak, protecteur de Suse et juge des âmes des défunts.
- Case 05 Vers 1250 av. J.-C., le roi Untash-Napirisha fonde près de Suse une cité sacrée dominée par une gigantesque ziggourat, aujourd’hui appelée Chogha Zanbil (« la colline-panier »). En 1979, ce fut le premier site iranien inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. On lit souvent qu’on y trouve « le premier système d’épuration de l’eau au monde » : c’est une idée populaire, mais certains archéologues interprètent ce bassin plutôt comme un ouvrage de drainage contre les crues. De la même époque date la statue de la reine Napir-Asu : 1 750 kg, faite d’un noyau de bronze plein coulé dans une coque de cuivre, un exploit métallurgique aujourd’hui exposé au Louvre.
- Case 06 En 1158 av. J.-C., le roi élamite Shutruk-Nahhunte envahit la Babylonie et rapporte à Suse des trophées prestigieux, dont la stèle de victoire du roi akkadien Naram-Sin et la célèbre stèle du Code d’Hammurabi. Sur la stèle de Naram-Sin, il fait graver sa propre signature en élamite, dédiant son butin au dieu Inshushinak. On raconte parfois qu’il a aussi signé le Code d’Hammurabi : c’est faux, quelques colonnes ont été effacées, mais aucun texte n’a été ajouté. Ces trophées, rassemblés dans une cour du temple, y dormiront jusqu’en 1901, quand des archéologues français les retrouveront.
- Case 07 Au VIIe siècle av. J.-C., l’Élam affronte l’Empire assyrien. En 653, le roi élamite Teumman est tué à la bataille de l’Ulaï, et un relief assyrien, aujourd’hui au British Museum, montre le roi Assurbanipal banquetant dans son jardin sous la tête de son ennemi, accrochée à un arbre. Puis, en 647 av. J.-C., Assurbanipal met Suse à sac : il se vante d’avoir détruit la ziggourat, emporté les ossements des anciens rois et semé du sel sur les terres, une formule de vengeance sans doute plus symbolique que réelle. L’Élam survit pourtant, affaibli, avant d’être absorbé par la Perse de Cyrus vers 539 av. J.-C.
- Case 08 L’Élam réapparaît grâce à l’archéologie, dans un contexte colonial : à la fin du XIXe siècle, la France obtient de la Perse un monopole sur les fouilles du pays. Dès 1897, l’ingénieur Jacques de Morgan fouille Suse à grande échelle, mais avec des méthodes brutales qui détruisent de nombreuses couches historiques. Il fait même bâtir un château fort avec des briques antiques prélevées sur le site ! L’histoire se poursuit jusqu’à nos jours : des milliers de tablettes administratives en élamite, trouvées à Persépolis et prêtées à l’université de Chicago, ont failli être saisies pour indemniser des victimes d’attentat, avant que la Cour suprême des États-Unis ne l’empêche en 2018.
- Case 09 Les Élamites ont inventé leurs propres écritures. Le protoélamite, utilisé vers 3100 av. J.-C. et connu par environ 1 600 tablettes, reste la plus ancienne écriture non déchiffrée au monde. L’élamite linéaire, lui, a été déchiffré en 2022 par François Desset et quatre collègues, grâce notamment à des gobelets d’argent inscrits conservés dans une collection privée londonienne, ce qui soulève un débat éthique, car leur provenance d’origine reste inconnue. D’autres points restent discutés : le linguiste Michael Mäder pense que cette écriture contient encore des logogrammes, et l’assyriologue Jacob Dahl rejette l’idée d’une filiation directe avec le protoélamite.
- Case 10 À Shush, la tradition vénère toujours le tombeau du prophète Daniel. Au XIIe siècle, le voyageur Benjamin de Tudela racontait que son cercueil avait été suspendu par des chaînes au milieu d’un pont pour mettre fin aux querelles entre les deux rives, une belle légende qu’aucune preuve n’appuie. L’Élam, c’est trois millénaires d’histoire racontée surtout par ses adversaires : une civilisation qui a pillé Babylone, été pillée par l’Assyrie, puis fouillée par l’Europe, et qui commence seulement à parler avec ses propres mots. Et vous, que nous révéleront les 1 600 tablettes protoélamites le jour où quelqu’un parviendra enfin à les lire ?
Ce qu’il faut retenir
- L'Élam s'étendait sur le sud-ouest de l'Iran actuel, d'environ 3200 à 539 av. J.-C.
- Sa langue, l'élamite, est un isolat sans parenté démontrée avec aucune autre langue
- Le roi Shutruk-Nahhunte rapporta à Suse la stèle du Code d'Hammurabi, retrouvée par des archéologues français en 1901
- La ziggourat de Chogha Zanbil fut le premier site iranien inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO
- L'élamite linéaire a été déchiffré en 2022, mais le proto-élamite reste la plus ancienne écriture non déchiffrée au monde
Sources et crédits
- Auteur et responsable éditorial
- Julien Lepage
- Date de publication
Références principales
- Encyclopaedia Iranica, « Elam i. History » (nouvel onglet)
- Historical Association (podcast P. Daneshmand) (nouvel onglet)
- Britannica, « Elam » (nouvel onglet)
- Study.com, Elamite Civilization (nouvel onglet)
- TimeMaps, History of Elam (nouvel onglet)
- London Review of Books (T. Stevenson, « Beyond Mesopotamia ») (nouvel onglet)
- National Geographic, Linear Elamite (nouvel onglet)
- Wikipedia, Linear Elamite (nouvel onglet)
- ZME Science (nouvel onglet)
- Ancient History X (nouvel onglet)
- Wikipedia, Shutrukid dynasty (nouvel onglet)
- Wikipedia, Shutruk-Nakhunte (nouvel onglet)
- History of Information, Code d'Hammurabi (nouvel onglet)
- History Collection (fiabilité faible) (nouvel onglet)
- Wikipedia, Stele of Meli-Šipak (nouvel onglet)
- Wikipedia, Humban-haltash III (nouvel onglet)
- Wikipedia, Battle of Susa (nouvel onglet)
- Encyclopaedia Iranica, Susa ii (nouvel onglet)
- The Art Newspaper, Banquet Scene (nouvel onglet)
- Wikipedia, Battle of Ulai (nouvel onglet)
- Wikipedia, Teumman (nouvel onglet)
- Wikipedia, Elamo-Dravidian languages (nouvel onglet)
- HandWiki, Elamo-Dravidian (nouvel onglet)
- Wikipedia, Haplogroup L-M20 (nouvel onglet)
- Wikipedia, Chogha Zanbil (nouvel onglet)
- Historical Iranian sites (blog) (nouvel onglet)
- SURFIRAN, Chogha Zanbil (nouvel onglet)
- arXiv, Excavation Problems in Elamite Mathematics (nouvel onglet)
- TasteIran (légende) (nouvel onglet)
- Wikipedia, Napirisha (nouvel onglet)
- Wikipedia, Napir-Asu (nouvel onglet)
- Wiley Encyclopedia of Ancient History (Y. Wicks) (nouvel onglet)
- History Collection, femmes élamites (fiabilité faible) (nouvel onglet)
- Wikipedia, Sukkalmah dynasty (nouvel onglet)
- Wikipedia, Narundi (nouvel onglet)
- Encyclopaedia Iranica, Elamite language (nouvel onglet)
- Wikipedia, Elamite language (nouvel onglet)
- EPFL Graph Search, Elamite (nouvel onglet)
- Chicago Maroon (nouvel onglet)
- The Art Newspaper, Rubin v. Iran (nouvel onglet)
- Persepolis Fortification Archive Project (blog) (nouvel onglet)
- Achaemenica (nouvel onglet)
- Wikipedia, Jiroft culture (nouvel onglet)
- Wikipedia, Konar Sandal (nouvel onglet)
- Jewish Encyclopedia, Tomb of Daniel (nouvel onglet)
- Wikipedia, Tomb of Daniel (nouvel onglet)
- Historical Iranian sites, Tomb of Daniel (nouvel onglet)
- History Today, The Puzzle of Proto-Elamite (nouvel onglet)
- Sci-News, Proto-Elamite (nouvel onglet)
- Wikipedia, Proto-Elamite script (nouvel onglet)
- arXiv, Ancient Script Image Recognition (nouvel onglet)
- Just Genesis (blog, théorie marginale) (nouvel onglet)
- Academia.edu, S. Kalyanaraman (théorie marginale) (nouvel onglet)
- Academia.edu, Pillar of fire (reprise de G. P. Basello) (nouvel onglet)
- Bensozia (blog) (nouvel onglet)
- Wikimedia Commons, Sit-Shamshi (nouvel onglet)
- Wikipedia, Susa (nouvel onglet)
- Wikipedia, Shush Castle (nouvel onglet)
- Encyclopaedia Iranica, De Morgan (nouvel onglet)
- Encyclopaedia Iranica, Arjān Tomb (nouvel onglet)
- Wikipedia, Arjan bowl (nouvel onglet)
- Book and Sword, Cotton from Dilmun (nouvel onglet)
- SURFIRAN, Kalmakareh (nouvel onglet)
- The Art Newspaper, Western Cave (nouvel onglet)
- The History Blog, rhyton de Kalmakarra (nouvel onglet)
- Arkeonews, relief d'Izeh (nouvel onglet)
- GreekReporter, Tol-e Roubahi (nouvel onglet)
- Tehran Times, scellés élamites (nouvel onglet)
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